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  • Audition d'Hervé Morin sur les évènements de Carcassonne

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    Audition, dans le cadre de la commission des Affaires Etrangères, d'Hervé Morin, Ministre de la Défense.

    Cette audition, a huis clos, a été particulièrement houleuse (pas de procès verbal).

    Le groupe socialiste a demandé, dès le début de l'audition, si le Ministre pensait démissionner.

    Ce a quoi le Ministre a répondu qu'il n'y pas eu de démission de ministre suite a l'affaire d'Outreau et encore moins de démission suite au drame du passage à niveau d'Allinges ... bonjour l'ambiance ...

    Le Ministre a rappelé en préambule son attachement aux GCP (Groupes de Commandos Parachutistes) qui sont des professionnels prêts à mourir pour la France et qui ont démontré tout leur savoir faire à maintes occasions.

    Il a également tenu à indiquer que pour lui, cette affaire n'est pas une question d'homme, mais de procédures :

    • relachement dans le stockage et le contrôle des munitions
    • démonstration face au public (lors d'une démo aérienne, ce n'est jamais le cas)

    Pour Hervé Morin, il est urgent de revenir aux fondamentaux et il pense que les nombreuses OPEX (OPérations EXtérieures) que font les GCP, sont à l'origine de l'accident.

    En effet les OPEX ont tendance à déshinniber les commandos (sentiment de toute puissance).

    De plus les corps d'élites bénéficient d'un régime spécial et constituent une unité propre a l'intérieur de leur propre régiment :

    • armurerie dans leurs propres locaux
    • propre habillement
    • propre matériel
    • propres munitions

    En matière d'armurerie et de munitions, il faut revoir le système, lorsque les GCP sont au sein de leur caserne. On ne peut pas résonner en terme de fonctionnement de la même manière lorsque l'on est en OPECS ou en caserne.

    A une question sur les procédures de contrôles mises en place lors des séances de tir, le ministre a rappelé que la difficulté est liée au fait que les GCP effectuent la plupart de leur exercices de tir en espace ouvert (combats de rues, simulations d'attaque) : comment comptabiliser les douilles.

    Le groupe socialiste a fait les remarques suivantes :

    • regrette certaines paroles prononcées à chaud par les politiques
    • attention à ne pas rigidifier les troupes spéciales
    • décalage entre démission du chef d'Etat Major des Armées (Général Bruno Cuche) et l'accident
    • malaise dans les armées non pas lié au livre blanc et la RGPP sur l'implantation des sites, mais lié a un sentiment de non respect

    Le Ministre a également rappelé que le Général Cuche était d'accord avec la réforme et que sa démission (qu'il a annoncé de partout et ne pouvait donc être refusée) n'était pas liée a un malaise, mais parce qu'en tant que chef militaire, ce drame était de sa responsabilité (il lui a dit droit dans les yeux ...).

    Pour sa part il a jugé cette démission logique, dans la mesure ou l'on ne peut être satisfait d'un tel accident (a 3 mm près, un enfant a manqué de déceder d'un éclat de balle près du coeur) et que le CEMAT est reponsable en premier chef de l'organisation et des procédures au sein de l'armée.

    Le Ministre a rappelé que ce type d'audition était une première, dans un but de transparence.

    En ce qui concerne le suivi, aucune sanction n'a été prise pour l'instant. Seules des mesures administratives ont été prises en attendant le résultat des enquêtes de commandement et des enquêtes judiciaires.

    Assailli par la presse a sa sorti d'audition, le ministre n'a répondu a aucune question.

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