Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Remise du rapport Cotis sur le partage des profits

Imprimer

Le Président de la République a demandé lors du sommet social du 18 février dernier à Jean Philippe Cotis, directeur général de l’INSEE, un rapport sur le partage des profits en France. Ce rapport a été remis le 13 mai dernier au Premier ministre.

 

Les principales conclusions du rapport Cotis :

  • La part des salaires dans la valeur ajoutée est stable depuis 20 ans. Sur près de 60 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée a cependant fortement fluctué: relative stabilité de 1949 au premier choc pétrolier, hausse jusqu'au début des années 1980, baisse jusqu'à la fin des années 1980 notamment avec le contre-choc pétrolier, et relative stabilité jusqu'à 2007.
  • Un accroissement des inégalités salariales. La croissance des salaires nets depuis 20 ans est extrêmement faible en raison de la faible croissance économique, de l'impact accru des cotisations sociales et de la montée des emplois précaires, note le rapport. Les écarts de salaires se sont creusés, avec notamment une forte accélération dans la dernière décennie pour les 1% ou les 1 pour mille les mieux payés. Cela a contribué au sentiment de déclassement relatif du salarié médian, progressivement rejoint par le bas de l’échelle et fortement distancé par l’extrémité haute de cette même échelle, souligne le rapport.
  • Le montant des dividendes versés aux actionnaires a quasiment quintuplé depuis 1993, tandis que l’autofinancement des investissements par les entreprises a baissé.

Outre une revalorisation des salaires ou une réforme de la gouvernance des entreprises, plusieurs syndicats réclament une réforme fiscale pour mettre davantage à contribution les hauts revenus, et l'abrogation du bouclier fiscal.

 

Le Medef, hostile à une négociation nationale sur le partage des profits ainsi qu'à l'établissement d'une règle des trois tiers, met en avant la relative stabilité de la part des salaires dans la valeur ajoutée depuis 20 ans, contrairement à l'Allemagne, et relativise les écarts de rémunération.

Pour créer de la dynamique salariale, le Medef propose de fusionner les dispositifs de l'intéressement et de la participation pour les entreprises de moins de 250 salariés.

La CGPME se dit prête à une meilleure association des salariés aux résultats avec un dividende du travail.

Commentaires

  • Bonjour Monsieur Tardy

    Simplement pour signaler que le rapport Cotis, très interessant est disponible sur le site de l'INSEE à cette adresse (gratuitement evidemment) :

    http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web/partage_VA/rapport_partage_VA.pdf

    Le graphique 3.6 de la page 71 sur le partage du profit dans l'entreprise est extremmement intéressant.

    On voit que la part du profit des entreprises destiné à l'épagne diminue très fortement en 20 ans (cette part passe de 75% en 1990 à moins de 57% en 2006) .

    Alors qu'au contraire, la part des revenus distribués aux actionnaires dans l'EBE passe de moins de 20% en 1990, à plus d'un tiers (36%) en 2006 !

    L'intéressement des salariés correspont à 7% du profit des entreprises...

    Il faudrait à mon avis pour motiver vraiment les salariés les intéresser beaucoup plus sur les profits (7% sur l'ensemble du profit c'est beaucoup trop faible je trouve) et réduire la toute puissance des actionnaires.

    Plus facile à dire qu'à faire ^-^

Les commentaires sont fermés.