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1) Personne ne peut se réjouir de voir l’abstention flirter avec les 60% 

 

C’est la preuve que nous avons tous encore beaucoup de chemin à faire pour persuader nos compatriotes que l’Europe n’est pas juste un « machin » éloigné de leurs réalités quotidiennes.

 

Il est temps de rapprocher l’Europe des citoyens. Sinon, on continuera de perdre des référendums, d’avoir beaucoup d’abstention …

 

Et pourtant la Présidence française de l’UE avait ouvert cette voie ! Pendant ces 6 mois, nous avons fait la démonstration que l’Europe, ce n’est pas qu’une structure abstraite, technocratique et contraignante ! Nous avons prouvé que l’Europe peut agir, peut être efficace, réactive et constitue LA réponse à certains défis majeurs, comme la crise économique et financière, mais aussi dans les moments de tension internationale… Pour peu qu’elle soit unie et incarnée !

 

2) L’UMP arrive en tête et cela fait longtemps que des élections intermédiaires ne sont pas une sanction du pouvoir en place  

 

Cette victoire s’inscrit dans la droite ligne du succès de la Présidence française de l’UE, mais c’est aussi le résultat d’une campagne de terrain, concrète dans laquelle nous avons parlé d’Europe.

 

Les électeurs se sont d’ailleurs prononcés en faveur des listes qui présentaient un projet européen. C’est le cas pour la liste Europe-Ecologie emmenée par Daniel Cohn-Bendit. Pour autant, ce résultat surprise est aussi du à la faiblesse du PS : il y a eu un jeu de vases communiquants !

 

Et de ce point de vue, ces résultats sont aussi le signe que la manipulation du PS, avec l’appel au vote sanction, n’a pas fonctionné. La manœuvre s’est même retournée contre le PS qui est sanctionné pour son absence de projet européen et de propositions concrètes !

 

Enfin, ces européennes ont marqué l’échec total de la stratégie de François Bayrou qui a commis une erreur politique majeure en ne parlant jamais d’Europe. L'invective, le pamphlet et la haine contre la majorité et Nicolas Sarkozy ne tiennent pas lieu de politique ni de programme. L’imposture a fait long feu : le bluff du joueur de poker Bayrou n’a pas marché …

 

3) Maintenant, il va surtout falloir travailler à l’après-crise : on est en train d’entrer dans la 2ème étape du quinquennat 

 

Nous sommes toujours dans la crise, mais il ne faut pas craindre d’expliquer dès maintenant comment nous souhaitons négocier la sortie de crise et comment nous voulons construire une nation rassemblée.

 

La France, comme beaucoup de ses partenaires européens, a trois défis à relever.

 

Le premier, c’est le défi de la dette. Aujourd’hui, tous les Etats voient leurs déficits exploser. C’est une vraie bombe à retardement qui s’enclenche. Pour en venir à bout, il n’y aura pas 36 solutions :

  • La hausse des impôts casserait toute chance de reprise.
  • L’inflation est un risque qu’on ne maîtrise pas. On sait comme la faire partir. On est incapable de l’arrêter…
  • Il reste la réduction de la dépense publique et l’accélération de la croissance ! Il va donc falloir mettre les bouchées doubles dans ces deux domaines.

Le second, c’est le défi de la compétitivité et de l’attractivité à long terme. Il faut se poser la question suivante : quels seront les pays les plus attractifs dans 10 ans ? les pays où qualité de vie et création de richesse se conjugueront sans difficulté ? C’est-à-dire les pays où la qualité de l’environnement sera excellente, où l’indépendance énergétique et alimentaire sera assurée, où la formation et l’innovation seront au rendez-vous, où l’accès aux soins sera garanti… ?

 

Dans tous ces domaines, la France et l’Europe ont des atouts inestimables à faire valoir. A condition de voir loin. D’anticiper.

 

Prenons l’exemple de l’agriculture. A travers la politique agricole commune (PAC), l’agriculture française s’est totalement transformée au cœur des dernières décennies. Est-ce pour autant qu’il faut s’asseoir sur nos lauriers, arrêter l’innovation, stopper la recherche de la qualité et de l’excellence ? A entendre certains de nos voisins européens ces dernières années, on aurait pu le croire. La PAC était présenté comme un boulet inutile et trop coûteux. Alors que les questions de développement durable et de sécurité alimentaire reviennent au premier plan, on voit au contraire qu’il y a de nouveaux défis à relever ! La France a tout à y gagner.

 

Le troisième pour être au rendez-vous de l’après-crise, c’est le défi de l’identité. Notre pays est aujourd’hui tiraillé par les tensions internes. Alors que la situation est « moins pire » que dans d’autres pays, on sent que le mental n’y est pas ! Que la violence est prête à surgir. Que la peur est omniprésente. Que la confiance déserte au premier signe de doute. On sent notre communauté nationale fragilisée.

 

Pourtant, nous avons besoin impérativement d’une France rassemblée face aux difficultés. Une France unie. Capable d’assumer son passé et de se protéger dans l’avenir en offrant des perspectives de réussite individuelle et collective. Comment articuler les différentes origines, les différences culturelles et sociales avec un projet collectif ambitieux ? Comment conjuguer l’identité nationale et l’identité européenne ?

 

Voilà des grandes questions qui se posent à chacun d’entre nous. J’ai la conviction que ce sera le défi majeur des 10 prochaines années.

Commentaires

  • Mr le député bonsoir,

    Vous dites qu'on a tout a gagner en développant l'agriculture.

    Ce métier étant le mien je ne peut qu'etre d'accord avec vous encore faudrait il que les maires et président d'agglo qui sont a ANNEMASSE laissent travailler les agriculteurs au lieu de systématiquement les dénigrer
    pour les dégouter et abandonner leurs entreprises et leurs terrains bien entendus a des prix ridicules.

    Mon entreprise emploie quinze employés et avec ma famille nous somme une vingtaine a vivre grace a l'exploitation.

    JE TROUVE SCANDALEUX CETTE MANIERE DE FAIRE, je prend l'exemple des terrains de la clinique du BROUAZ ou des agriculteurs agés ont étés menacés d'expropriation pour un projet PRIVE c'est une honte, ils ont cédés et vendus a l'amiable, depuis ces terrains sont en friches,un batiment agricole tout neuf est a l'abandon !

    C'est cela soutenir la profession ?

    Il faut faire intervenir le préfet car cette situation est scandaleuse,ces terrains en friche sont situés en zone franche,(il y a 65 000 metres carrés) cela pourrait constitué des apports de devises et des emplois a l'heure actuelle ce n'est pas négligeable,il faut arreter de gaspiller l'espace rurale dans notre département,je sais bien que ce n'est pas de votre fait mais en tant que député de la majorité efficace il faut absolument mettre fin a ces pratiques qui sont a la limite de la légalité, le compromis de vente n'a pas été publié, et j'espere bien que l'état ne va pas subventionner un projet de clinique privée (on parle de 50 %) ce n'est pas parce que cette majorité a été élue qu'elle doit brader le patrimoine de la commune (1,5% approx de sa superficie) a une multinationale,pour ensuite laisser ces terrains en friche et refuser de les laisser travailler aux agriculteurs.

    Je ne parle meme pas des dégradations et menaces de tout genres qui pour l'instant grace a la police nationale ont pu etre "un peu" reduit "

    Mr le député je vous remercie de m'avoir lu,vous avez mon entiere confiance et je tenais a vous metre au courant des pratiques de notre ville.

    PIERRE.

  • 1) Personne ne peut se réjouir de voir l’abstention flirter avec les 60%.

    Mais qui est responsable de cette situation ? Sinon... En grande partie... Le législateur ? Et pardon de le dire, la "majorité présidentielle" ?

    a) En France, contrairement à un pays comme l'Irlande (participation 57, 6%) le panachage et le vote préférentiel sont impossibles. Ce qui provoque, nécessairement de l'abstention... L'électeur "UMP" ne voulant pas forcément cautionner DATI tout en approuvant BARNIER, il reste chez lui, ou va à la pêche. Idem...Tout le monde a compris que le vote par "régions" européennes était un truc politicien, car son "intérêt" (soit disant rapprocher (sic!) l'électeur de son candidat) a fait plouf depuis bien longtemps. A quand le retour de la "circonscription France"...Certes moins confortable pour l'UMP et le PS...Mais qui au moins avait l'avantage de mobiliser un peu plus les Français, sans parler des problèmes de Démocratie qui résultent de ces "circonscriptions" artificielles ? Un citoyen d'Ile de France a un poids électoral plus important qu'un habitant du Pas de Calais. Normal...En Démocratie ?

    On peut bien pleurer sur l'abstention. Le premier responsable en est le législateur...Et notamment les partis dits de "Gouvernement" (PS et UMP notamment) qui semblent avoir un manque de confiance en soi particulièrement important, puisque tout semble être fait pour empêcher l'électeur de faire un choix "libre" ou "non contraint".

    On remerciera, au passage, le bon législateur qui a "oublié" les Français situés hors de France, qui n'auront pas pu voté...Puisque la disparition de la circonscription France a visiblement permis au législateur de parer aux surprises qui pourraient venir des Français "de l'étranger". Lesquels ne seront donc pas représentés...En dépit de leur incontestable qualité de "citoyens d'Europe" ! La citoyenneté qui interdit à certains le droit d'être représentée : encore une "avancée" européenne ? Ou française ? Heureusement...Les Hommes sont libres et égaux en droits...Assemblée Nationale souviens toi de tes origines (1789) !

    "nous avons tous encore beaucoup de chemin à faire pour persuader nos compatriotes que l’Europe n’est pas juste un « machin » éloigné de leurs réalités quotidiennes."

    C'est sur... Surtout qu'entre M. Bertrand qui nous explique que c'est "un monstre technocratique", M. Barnier qui se défausse sur elle (lait, vin, etc.), en passant par M. Gaino qui reprend la thématique de la "technocratique" UE (au fait, la "majorité" au PE, c'était pas le PPE ? Mais qu'a donc fait cette "majorité" pendant 5 ans, pour changer les choses ? Ha ! Rien !)...On aurait pu en douter ! Mais on est désormais rassuré...Puisque le candidat à la Commission pour le PPE et M. Sarkozy n'est autre que "carpette pour Chef d'Etat" c'est à dire le bien nommé M. Barroso, champion toute catégorie de la symbolique de l'UE Démocratique ! Pour changer les choses...Surtout ne changez rien !

    "Il est temps de rapprocher l’Europe des citoyens. Sinon, on continuera de perdre des référendums, d’avoir beaucoup d’abstention"

    Ho ! Pour çà, ne vous angoissez pas trop ! Les peuples qui votent "mal" recommencent, vous ne le saviez pas ? C'est comme les députés nationaux. Quand ils sont contre l'HADOPI, on leur dit qu'ils n'ont pas compris, ou bien qu'ils sont ingrats envers tout ce que les gentils artistes ont fait pour eux, sans parler de tous ces citoyens qui, comme chacun sait, attendent avec joie une loi pour restreindre leurs libertés fondamentales !

    Et puis, un référendum, çà peut se contourner, n'est ce pas ? Après tout, c'est bien ce que les représentants du Peuple ont fait en 2008, en s'adjugeant le droit d'annuler le vote référendaire de 2005...

    Quant à l'abstention...Qu'importe n'est ce pas ? Puisque le vote blanc n'est pas reconnu. Et puis, sinon, on peut faire comme Monsieur Lefebvre : donner de nouveaux "droits" aux citoyens. Du style rendre obligatoire le vote...Ou promouvoir le vote sur Internet, électronique (pourquoi pas par SMS ?) ce qui permettra de plus facilement truquer les élections. On pourrait même charger M. Tiberi et quelques autres élus honnêtes, de surveiller l'absence de fraudes électorales.

    "Et pourtant la Présidence française de l’UE avait ouvert cette voie ! Pendant ces 6 mois, nous avons fait la démonstration que l’Europe, ce n’est pas qu’une structure abstraite, technocratique et contraignante !"

    Qui "nous" ? L'UMP...Ou la France ? Personnellement, je trouve que la récupération de la PFUE comme thème de campagne est un scandale: la PFUE, c’est d’abord l’administration de la France, c’est pas l’UMP. Et pour le coup, le principal artisan de la PFUE (suffit de lire les blogs des députés européens et la presse internationale) n'est pas N. Sarkozy (qui reconnaissons le, à assurer le show. C'est ce qu'il sait le mieux faire) mais...M. Jouyet !

    Et pardon, mais...M. Sarkozy adore prendre les succès d'autres. Et oublier ses échecs. M. SARKOZY est arrivé après les combats en Russie, et ses dix points ont tous été copieusement violés par la Russie. La Georgie a perdu deux provinces, et le mieux de tout, a été reconnu comme l'agresseur, au profit de la Russie ! Donc...Oui, un succès : M. Sarkozy a réussi à prier la Russie de ne pas monter le prix du gaz. Pour le reste...L'UPM ? Agonie. La Chine ? Avec ses retournements de veste, M. Sarkozy a mis à mal les relations de la France et de l'UE avec la Chine ! Il a fallu que Mme Merkel vienne déméler les choses ! L'environnement ? Merci...Angie ! Service minimum ! Quant à la crise économique et financière...Le héros s'appelle Brown, et le G20 s'est réduit à une discussion de bons amis se demandant comment faire pour retourner dans le passé. Un ex ? Les fameux paradis fiscaux. Savez vous que (ho bizarre !) Andorre, la City, l'Irlande, Jersey, le Delaware, Macao, et quelques autres ne sont pas considérés comme des paradis fiscaux ? J'allais oublier : le Luxembourg non plus, pas plus que la Suisse, ou encore certains petits de la Chine ! Et le grand gagnant du G20 s'appelle...DSK.

    Donc...Si la "France" a su faire preuve de réactivité, elle le doit à M. Jouyet et M. DSK, tous deux "socialistes" ! Au mieux peut on approuver le fait que M. Sarkozy n'a pas choisi, pour sa fameuse "ouverture" que des personnes incompétentes.

    Doit on mentionner qu'après sa si belle "présidence" M. Sarkozy s'est employée à détruire l'oeuvre achevée, en mettant des bâtons dans les roues de M. Topolanek, infligeant à ce dernier des soucis européens à ceux nationaux qu'il possédait déjà ?

    "Nous avons prouvé que l’Europe peut agir, peut être efficace, réactive et constitue LA réponse à certains défis majeurs, comme la crise économique et financière, mais aussi dans les moments de tension internationale… Pour peu qu’elle soit unie et incarnée !"

    Bien au contraire. Puisque LA réponse à la crise économique et financière s'appelle L'ETAT. Chaque Etat, certes avec une certaine coordination, qui a demandé du temps, a pris les choses en main. L'incarnation de l'UE - à savoir la Commission Européenne - a elle, en revanche, laissé les choses se faire sans elle. Et je ne parle même pas du PE ! L'a t on seulement consulté ?

    Par ailleurs, sur des sujets comme l'environnement ou le système monétaire international, ou la finance internationale...La réponse ne peut être prise qu'au niveau INTERNATIONAL...Et M. Sarkozy l'a parfaitement compris, sinon (outre sa passion à faire des sommets de toute sorte) il n'aurait pas battu le rappel auprès de ses partenaires. Autre signe symbolique : la première réunion du G20 n'a débouché sur rien. Tout le monde a donc compris que sans les USA, et leur nouveau Président, rien ne pouvait se faire. Preuve que la Commission Européenne peut sans doute faire des choses que les Etats membres qui la forme ne peuvent faire, mais elle est elle même incompétente pour régler un système international, chose fort bien comprise par les membres du G20, qui ont couronné le FMI, comme gagnant de l'histoire.

    On rajoutera à cela que ce n'est pas "l'Europe" ou "l'UE" qui a permis à M. Sarkozy de peser sur la scène internationale. Mais...La position atypique de la France (celle là même que la "majorité présidentielle" a laissé tombé, alors même qu'elle avait été applaudi par les Français...Et était consensuelle). Cette France petite géographiquement, mais géante politiquement. On aurait pu rire au nez de Mirek Topolanek. On ne pouvait le faire au nez de la France.

    Si N. Sarkozy a (incontestablement) apporté de la "vie" à l'UE, en se donnant en spectacle, c'est parce qu'il est Président la République française, et non de la Roumanie, ou même de l'Irlande, qu'il a pu imposer son point de vue. Si je puis dire, M. Sarkozy a inventé "l'europe réalité" nouveau concept de télé réalité, où l'on se bastonne au niveau européen, ce qui naturellement apporte de l'audience...Est ce que cela rend le programme plus intéressant ? Pas nécessairement...Mais bon, c'est mieux que rien.

    "2) L’UMP arrive en tête et cela fait longtemps que des élections intermédiaires ne sont pas une sanction du pouvoir en place"

    Parce que 60% d'abstention c'est le signe d'une confiance dans le "pouvoir" en place, peut être ?
    Ajoutons à cela que lier les 28% des européennes aux 30% du premier tour de M. SARKOZY (comme le fait M. Fillon) c'est ridicule...Puisque la participation n'est pas la même ! Moi, je serais à l'UMP, je ne triompherai pas. Parce que le scrutin pour les européennes, ainsi que le regroupement en huit régions au lieu de la circonscription France favorise les "grands" partis, et donc nécessairement l'UMP et le PS, à cause d'une règle dite de "la plus forte moyenne" (au passage, plus compliqué c'est difficile à faire !)

    Le principe est simple : on fait le rapport entre le nombre de voix et le nombre de siège, et on prend les meilleures moyennes. Toutes les voix des partis qui n’ont pas de siège sont perdus. C’est le gros inconvénient du découpage en région. Cela favorise les gros partis. Reste à se demander si on préfère favoriser l’UMP ou le PS ! D'où...Seul choix possible qui reste : l'abstention. Histoire de ne pas cautionner ce choix orienté.

    Bref...S'inquiéter de l'abstention, tout en faisant le nécessaire pour la faire progresser, histoire de conserver son "matelas" électoral, c'est vraiment hypocrite.

    "Cette victoire s’inscrit dans la droite ligne du succès de la Présidence française de l’UE, mais c’est aussi le résultat d’une campagne de terrain, concrète dans laquelle nous avons parlé d’Europe."

    Nicolas Sarkozy, la sécurité dans les écoles, les bandes...Ce sont des thématiques "européennes" ? J'admire, sincèrement, la défense de la Commission Européenne par le responsable de la campagne UMP, un certain Barnier : "c'est pas moi, c'est Bruxelles" !

    Un peu de sincérité, M. Tardy. L’UMP n’a pas cherché à convaincre au delà de l’électorat qui a voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour des présidentielles. Et vous le savez très bien. Sinon pourquoi ces retards à répétition, pour le dépôt des listes, le placardage de la propagande électorale, sans parler de l'absence de "débats" européens ?

    Le choix des candidats était un scandale: on va avoir des Christophe Béchu et des Dominique Riquet qui ne vont pas pouvoir assumer correctement leurs mandats de députés européens vus leurs mandats actuels (Riquet est maire de Valenciennes et Béchu président d’un Conseil Général.) Le plus marrant, c'est M. Hortefeux, qui n'avait pas besoin de s'inscrire dans une liste, pour faire bénéficier une liste de sa "locomotive électorale" et qui nous montre à quel point c'est important l'UE...En priant le bon SARKOZY de lui garder un Ministère tout chaud, et de le dédouaner du camouflet fait à l'endroit de ses électeurs ! "Un député européen doit siéger" (N. Sarkozy) Encore une promesse en l'air...Mais il est vrai que le député européen Nicolas Sarkozy n'avait pas fait preuve de plus de respect, envers les électeurs, que son homologue socialiste Cosmovici, qui sur injonction de son parti (qui supplante de toute évidence les citoyens) avait préféré une carrière nationale à la vie trépidante européenne.

    L’arrosage des céréaliers par Barnier était un autre scandale. Comprenant que la FNSEA est bien plus présente en Ile de France que les pauvres cloches qui avaient cru aux propos du gentil Barnier, promettant de rééquilibrer la PAC en faveur des éleveurs, au détriment du Prince Charles et consorts, celui ci n'a pas hésité à retourner sa veste...Mais bon, il est habitué maintenant : après le lait, le vin, pourquoi pas les céréales ?

    M. Baudis nous a fait une campagne sur les régions...Faut il rappeler que le PE n'a, au contraire d'un vrai Parlement, comme celui national, pas le droit à l'initiative des lois ? Et que par conséquent, les aides européennes en faveur des régions ne relèvent pas du PE...Mais de la Commission Européenne (d'où l'importance du Président de celle ci : véritable clé de l'UE) et du Conseil Européen...

    Et comme chacun sait, une campagne axée sur la Turquie, est une question "européenne" qui a sa place dans un scrutin pour le PE ! Prendre les Français pour des idiots, c'est facile...Mais qu'on n'arrête alors de dire que l'on ne comprend pas les déceptions qu'on génère par ce biais. Et dire que M. Bertrand se targue d'avoir "dit la vérité" aux Français !

    Car la "vérité" elle est bien plus simple : le PE n'a aucun pouvoir en matière d'élargissement ! Pour la bonne et simple raison que...Le PE n'a pas le pouvoir constituant. Là encore...Pour la raison simple que le PE n'est pas un "Parlement" mais un faire valoir, pour tenter de donner une légitimité à l'UE. Car un Parlement, un vrai, détient deux choses très importantes : l'initiative des lois, c'est à dire la capacité à FAIRE la loi (et pas seulement à la voter), mais également le pouvoir constituant c'est à dire la possibilité de réviser les lois constituantes d'un organe...En l'occurence, ici, les traités européens.

    Or...Pour accepter un Etat, dans un organe collectif du type UE, il faut obtenir l'approbation des 27. C'est à dire modifier les traités européens, pour permettre l'élargissement. Il s'avère que l'UE n'étant pas (encore) un Etat fédéral (type Allemagne), ni même une fédération d'Etats autonomes mais plus Souverain (USA), seuls les pouvoirs constituants nationaux sont en mesure d'approuver, ou non, une adhésion à l'UE.

    Or...J'avoue trouver particulièrement scandaleux, de la part de l'UMP, de faire campagne sur la non adhésion de la Turquie à l'UE...Alors même que le PPE et l'UMP votent, sans discontinuer, les crédits d"adhésion de la Turquie à l'UE, que N. Sarkozy s'emploie à favoriser cette adhésion en ouvrant des nouveaux chapitres, alors même qu'il avait promis de mettre son veto, histoire ne pas laisser poireauter indéfinement les citoyens turques.

    Si l'UMP n'assume plus ses choix politiques, qu'il le dise, mais cesse de se défausser sur l'UE, qui en la matière ne peut rien faire. J'ajoute que faire campagne contre la Turquie, tout en appuyant de toutes ses forces sur le bouton "BARROSO" qui y est extrêmement favorable, comme nombre de nos partenaires, le prochain président du conseil européen, mais également certains députés du style Mme Grossetête...C'est prendre les citoyens pour des idiots, immatures, et débiles. Et quand on a l'honneur de représenter la France, si digne et si belle, estimer que ceux qui vous ont choisi sont des cretins c'est franchement minable.

    Pour un parti qui appelle, par ailleurs, à la méritocratie, je trouve très dommageable que des députés (heureusement secourus par le suffrage universel) du style M. Lamassoure, aient été relegués en troisième division, au profit de starlettes incompétentes et peu soucieuses, à l'évidence, de l'UE...Comme de la France, du reste. Au cours de la campagne, le bilan des parlementaires de la “majorité présidentielle” a été occultée par l’UMP. En aurait on eu honte ?

    N'est ce pas particulièrement insultant, lors d'élections législatives, que le Gouvernement français, se mette ainsi en avant ? Faisant ainsi comprendre que hors les six mois de présidence française du conseil européen...Les députés UMP ou PPE...Ont été, limite, payés à rien faire ? Que c'est la personnalité seule de M. Sarkozy (plus narcissique tu meurs !) qui a relevé l'UE...Et non les forces politiques que sont les membres du PPE, et plus particulièrement le groupe UMP ? Quel message ! Franchement ! Sans M. Sarkozy...L'UMP ne vaut elle rien ? M. Sarkozy est il un "influenceur", un leader, de l'UMP...Ou bien un gourou sans qui rien n'est possible ?

    Qu'a donc de plus "européenne" la campagne de l'UMP ? Par rapport à celle du PS ou du Modem ?

    L'UMP a "gagné" par défaut...Parce que le scrutin est ainsi fait qu'il renforce, nécessairement l'un des "gros partis". Quand ce n'est pas l'UMP, c'est le PS. Et vice versa. Voilà tout. Et avec l'abstention record, et bien les "restes" sont plus importants (parce qu'évidemment, on ne comptabilise pas les abstentionnistes ou les bulletins blancs...Sinon le vote blanc serait gagnant à tous les coups !)

    Et comme la chute du PS a été plus lourde que prévue...La "victoire" de l'UMP n'en semble que plus belle. C'est mathématiques !

    "Les électeurs se sont d’ailleurs prononcés en faveur des listes qui présentaient un projet européen. C’est le cas pour la liste Europe-Ecologie emmenée par Daniel Cohn-Bendit. Pour autant, ce résultat surprise est aussi du à la faiblesse du PS : il y a eu un jeu de vases communiquants!"

    Heu...Là je dirai surtout que le film "Home" a permis à Europe écologie de doper son score. Et ce n'est pas le "projet européen" qui a eu les faveurs des électeurs, puisque le programme de l'UMP c'était "sans Sarkozy, plus rien n'est possible"...Mais l'union qui a fait la différence. Cohn Bendit, comme l'UMP, ont compris l'intérêt de s'unir. Pas les listes "souverainistes", ni les listes de "gauche" hors PS. D'où réunion des voix à l'UMP-NC et chez Europe écologie et dispatchage des voix pour les autres, qui ont oublié que "l'union fait la force" et que "diviser pour mieux régner" n'a pas pris une ride !

    "Et de ce point de vue, ces résultats sont aussi le signe que la manipulation du PS, avec l’appel au vote sanction, n’a pas fonctionné. La manœuvre s’est même retournée contre le PS qui est sanctionné pour son absence de projet européen et de propositions concrètes !"

    Ce n'est pas le projet "européen" du PS ou l'absence de propositions concrètes de ce dernier, qui est en cause. C'est un problème de crédibilité. Les Français savent parfaitement comment fonctionne l'UE, et surtout que la clé du "changement" ne s'appelle pas PE, mais Commission Européenne. Pour la raison que j'ai évoqué tout à l'heure : le monopole de l'initiative des lois par la Commission et l'absence de cette initiative au PE.

    De la même manière que les Français savent parfaitement qu'un parti qui a des députés, mais n'a pas de candidats pour la présidentielle (au fait, quand arrête t on la règle discriminatoire des 500 signatures ? Là encore c'est une insulte aux citoyens, qui jugent manifestement incapable de trier, par eux mêmes, le bon grain de l'ivraie...A moins que cela ne soit, une fois de plus, la trouille de l'UMPS de se faire plumer à la première occasion s'il n'y a pas la barre des 500 signatures ?) n'a pas vraiment la possibilité de changer la France...Ou un parti qui a un candidat pour la présidentielle mais pas de majorité parlementaire pour l'appuyer (cas de Bayrou en 2007) ne pourra pas avoir beaucoup de marges...Ils attendaient des propositions de candidats pour la Commission, et même - voilà qui aurait vraiment rendue l'élection européenne ! - la présence desdits candidats pour expliquer les politiques qu'ils voudraient mener, au niveau européen, avec l'appui d'une majorité parlementaire.

    Or...Le candidat du PSE est le même que celui du PPE. Bref...Voter PS, cela aurait été comme aller voter UMP. Or...Les militants et sympathisants socialistes ont voté en 2002 pour Jacques Chirac, pour éviter le "péril" Le Pen. Là...Le PS proposait qu'on vote pour ses candidats en étant assuré de retrouver le "péril" BARROSO ! Qui aurait envie de se déplacer, dans ces conditions ? Personne !

    En revanche, il va falloir que l'UMP explique, un jour, à ses électeurs comment on peut faire "l'Europe qui protège"...Avec un traité de Lisbonne qui interdit les harmonisations sociales, et fiscales...Et surtout avec un candidat pour la Commission qui est un ultra libéral, d'autant plus facilement qu'il vit une vie de fonctionnaire sans avoir à se justifier de choix politiques, qui touchent pourtant beaucoup de citoyens d'Europe. Barroso soutient l'entrée de la Turquie en Europe, les OGM, la dérégulation (dernier ex en date ? Déréguler les emballages des produits dans les supermarchés. Les consommateurs remercient Barroso et le PPE pour leur soutien actif aux industriels qui ainsi pourront largement profiter des faiblesses du consommateur !), une UE largement sinon entièrement dissolue dans l'OTAN, bref placée au service des USA, etc. Sincèrement, il n'y a pas d'autres candidats plus aptes ? Est ce que le type qui n'a pas su gérer la crise, et a fait n'importe quoi pendant cinq ans, mais a malheureusement l'avantage d'être un courtisan de premier ordre, est le mieux à même de résoudre les problèmes qui se posent ? Non. Alors pourquoi l'adouber ?

    "Enfin, ces européennes ont marqué l’échec total de la stratégie de François Bayrou qui a commis une erreur politique majeure en ne parlant jamais d’Europe."

    C'est sur...Nicolas Sarkozy et l'UMP ont parlé...De M. Sarkozy. C'est mieux ? M. Bayrou a effectivement commis une belle "connerie". Mais dire que l'UMP a souvent parler d'Europe...Heu ? Pour se défausser sur elle ?


    "3) Maintenant, il va surtout falloir travailler à l’après-crise : on est en train d’entrer dans la 2ème étape du quinquennat

    Nous sommes toujours dans la crise, mais il ne faut pas craindre d’expliquer dès maintenant où on veut aller pour la sortie de la crise et comment on veut construire une Nation rassemblée."

    Comment, nous ne sommes pas déjà dans la reprise, comme nous le chante M. Noyer et M. Fillon ? Allez ! Quand va t on virer le premier, et faire taire le second, qui ferait mieux d'aller lire les analyses, plus fiables, du FMI ?

    "La France, comme beaucoup de ses partenaires européens, a trois défis à relever. Le premier, c’est le défi de la dette."

    Réduire les dépenses publiques ? On le fait depuis x années...Le problème c'est que tous les Gouvernements (gauche, droite, confondu) ont toujours affecté les sommes devant aller vers la résolvation du déficit à d'autres "projets". Idem pour ce qui est des retraites non provisionnées des fonctionnaires (sauf des élus et Ministres, comme par hasard) D'où : moins de dépenses publiques...Et plus de dettes !

    En fait, il est possible de réduire le déficit...Mais si l'on a un Parlement intelligent, compétent, et qui fait son travail. Ce n'est pas le cas. Et cela çà dure depuis 1789. Depuis les Etats Généraux, on a pas réussi à avoir un seul Parlement économe des deniers publics, ou du moins soucieux de les affecter, correctement, là où il faut.

    "Le second, c’est le défi de la compétitivité et de l’attractivité à long terme. Il faut se poser la question suivante : quels seront les pays les plus attractifs dans 10 ans ? les pays où qualité de vie et création de richesse se conjugueront sans difficulté ? C’est-à-dire les pays où la qualité de l’environnement sera excellente, où l’indépendance énergétique et alimentaire sera assurée, où la formation et l’innovation seront au rendez-vous, où l’accès aux soins sera garanti… ?"

    Alors pourquoi passe t on notre temps à tout privatiser, et bien sur tout cela au détriment des citoyens, consommateurs, contribuables ?

    Quant à la "compétivité" avant de se préoccuper d'être compétif, on pourrait peut être déterminé nos "cibles" ! Parce que être attractif, pour être attractif, cela ne sert à rien. En revanche, s'il y a une finalité, là cela devient intéressant.

    J'ai besoin de bras...Je dois donc être compétitif pour attirer des travailleurs. Et si oui, lesquels ? Et qu'attendent ils de moi ?

    J'ai besoin de glorifier mon image ? Je dois donc être compétitif auprès des artistes, des diplomates, etc.

    J'ai besoin d'être compétitif en matière d'impôts ? Pour faire venir les entreprises ?

    Tout le problème il est là. La France, pardon les élus, veulent rendre la France compétitive...Mais ils ne savent pas pourquoi, ni sur quel point jouer pour que la France soit compétitive. Est ce qu'on privilégie une compétitivité par le prix ? Du style "la France : le pays où la vie est moins chère" ? Une compétivitié par la qualité des produits vendus ou/et des travailleurs Français du style "la France : le pays des champions de la compétitivité par heure" ? Une compétitivité par la simplicité administrative (miracle !) ? Du style "la France : chez nous, c'est vite fait et bien fait". Ect.

    Parce que tout ceci va exiger une stratégie différente, selon notre "positionnement". Et...Un changement radical dans la mentalité du personnel politique. Car s'il y a une chose qui ne change pas en France, c'est que l'Etat et la France sont indissociables. C'est pourquoi tirer, en permanence, sur l'Etat...C'est tuer la France. Donc, merci de cesser le suicide assistée de notre chère et belle France.

    En tout cas, on ne pourra être "compétitif" que si les élus arrêtent de casser du sucre sur la France - l'Europe c'est bien, mais la France n'est pas morte : pas d'enterrement prématurée, merci - deviennent sérieux - voter les lois c'est facile. Réfléchir avant de les voter, c'est mieux. Parce que quand on vote sans réfléchir, on est obligé de recommencer dix fois de suite, alors qu'on pourrait faire du bon travail en réfléchissant un peu : la première cause des difficultés de notre pays c'est "ubu loi". Comment être attiré par un pays où les élus modifient les lois sécuritaires tous les trois jours ? Où l'on ne tient pas compte du fait que changer la loi a des conséquences sur les entreprises, les ménages, et que c'est parfois plus important que faire plaisir au Président ou être solidaire avec son parti. Et si l'on arrête de déprécier la France, en permanence : la France est une femme. Elle a besoin qu'on lui dise qu'elle est belle, qu'elle est désirable, qu'elle peut gagner toutes les batailles, qu'elle n'a pas à rougir de son passé, qu'elle peut aller gaiement vers l'avenir, et vivre tranquillement son présent.

    Un élu çà sert à çà : dire à la France qu'il l'aime, qu'il va l'aider à être elle même, et même la rendre plus belle, et plus désirable encore. C'est bien simple pourtant : on est toujours plus attirer par une femme qui prend soin d'elle même, qui est gaie, qui rie, et qui a confiance en elle...Que par une femme qui s'enlaidie parce qu'elle ne prend pas soin d'elle, fait la tête, et croit de moins en moins en son existence.

    A l'heure actuelle, la France voit tous ceux qui devraient l'aimer, l'admirer, et avoir du respect pour elle, s'inquiéter de tout...Sauf elle. Alors évidemment, elle perd confiance en elle, et quitte la lumière pour l'obscurité.

    Mais dites lui une fois qu'elle est belle, qu'elle est désirable, qu'elle peut y arriver, et voilà la France qui reprend des forces, qui se remet à vouloir conquérir le monde, et à défier quiconque. M. Sarkozy a su dire à la France toutes ces choses, pendant la campagne présidentielle...Mais depuis, il la néglige. Connaissez vous pire qu'une femme négligée ? Et bien non ! Alors si l'on veut que la France reparte en avant, il va falloir (avec sincérité) lui montrer combien elle est digne d'être aimée.

    Nos problèmes d'immigration seront réglées, dans le même temps. Comment peut on demander à des nouveaux "citoyens" ou des "immigrés" de "s'intégrer" voire de "s'assimiler" à la communauté française...Et ne pas comprendre qu'un pays qui ne s'aime pas - parce que ceux qui doivent l'incarner lui renvoient une image négative, sinon très négative - peut difficilement se faire aimer ? Comment peut on ne pas comprendre que la France est une femme ? Et que dès lors sa relation avec ceux qui sont mandatés pour la "gouverner" temporairement, doivent avoir avec elle une relation fusionnelle ? Croit on que c'est par hasard que les rois de France portait un anneau représentant leur mariage avec la France ? Croit on que Napoléon Bonaparte ne voyait pas en elle une femme conquérante ? Et que le Général De Gaulle disait que la France était sa "princesse" par hasard ?

    La France est actuellement comme "Teresa Morgan" dans "l'appel de Mordant" de M. Donaldson : elle a besoin de se voir à travers les autres pour exister.

    D'ailleurs, elle est comme tout un chacun : ne nous sentons pas exister, au sens profond du terme, quand nous rencontrons le regard pétillant de notre épouse ou époux ?

    Les Français aiment la France. L'élection présidentielle, comme le référendum de 2005, en sont les preuves incontestables. Car c'est la disparition de la France qui a fait recuser le TCE...Et ce sont les discours, très patriotiques, de M. Gaino, qu'on espère pas que récités par M. Sarkozy, qui lui ont fait gagné l'élection.

    Si l'on veut que la France et l'UE retrouvent un dialogue serein, il va falloir qu'on cesse, au niveau européen, de vouloir construire l'UE contre les Nations (en tentant de restaurer une "féodalité" via les régions)...Et au niveau national qu'on arrête de croire qu'en détricotant la France on construit l'UE.

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