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Crimes sexuels : lutter contre la récidive

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La dramatique affaire qui a coûté la vie à Marie-Christine HODEAU, démontre la nécessité de renforcer notre dispositif de lutte contre la récidive et de prise en charge des criminels sexuels, comme Michèle ALLIOT-MARIE l’a rappelé lors de l’examen du projet de loi pénitentiaire.

 

Quels moyens pour lutter contre la récidive ?

 

Pour les criminels qui présentent un risque de récidive tel qu’il serait trop dangereux de les remettre en liberté immédiatement à l’issue de leur peine, la loi sur la rétention de sûreté permet désormais de les placer dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté.

 

Elle est entrée en vigueur. Le centre de Fresnes est aujourd’hui ouvert.

 

Hors ces cas, des détenus libérés à l’issue de leur peine peuvent néanmoins présenter un risque réel de récidive. Le projet de loi relatif à la récidive criminelle prévoit le renforcement des obligations de surveillance de sûreté qui s’imposent à eux.

 

Le Président de la République a souhaité que ce texte, déposé sur le Bureau de l’Assemblée nationale, soit examiné au plus vite par le Parlement.

 

Le placement sous surveillance électronique mobile continuera également à se développer.

 

Ce drame a aussi souligné la nécessité d’améliorer la prise en charge médicale et psychiatrique des détenus pendant et après leur incarcération.

 

La santé en prison nécessite en particulier une augmentation des moyens consacrés au suivi socio-judicaire. Le ministère de la Justice et le ministère de la Santé avaient engagé cette réflexion dès le début du mois de septembre. De nouvelles réunions de travail consacrées à ce sujet sont programmées.

 

La question des crimes sexuels :

 

La prise en charge médicale et psychiatrique des détenus pour crimes sexuels pendant et après leur incarcération est l’une des priorités du Ministre d’Etat.

 

La « castration chimique » est un traitement médical  permettant de diminuer la libido. Elle est prévue par la loi dans le cadre du suivi socio-judiciaire, et elle est aussi possible dans le cadre de la surveillance de sûreté.

 

Elle est pratiquée par un médecin et ne peut avoir lieu qu’avec le consentement écrit et renouvelé, au moins une fois par an, de l’intéressé. L’exigence du consentement de la personne au traitement résulte des principes d’éthique médicale qui sont de valeur constitutionnelle.

 

Aujourd’hui, si une personne refuse ce traitement pendant sa détention, elle ne peut bénéficier d’aucune réduction de peine et son crédit de peine peut lui être retiré.

 

Le garde des Sceaux souhaite inscrire clairement dans la loi, à l’occasion du projet de loi sur la récidive criminelle que, même hors des murs de la prison, le non-respect d’une obligation de traitement de castration chimique sera sanctionné par de l’emprisonnement.

 

Si une personne bénéficiant d’un aménagement de peine est soumise à cette obligation de castration chimique et qu’elle refuse de s’y plier, son aménagement de peine sera révoqué.

 

A l’issue de sa peine, si elle y est soumise dans le cadre d’un suivi socio-judicaire et qu’elle refuse de s’y soumettre, elle sera condamnée pour non respect de ses obligations.

 

Cela signifie dans les deux cas que la personne retournera en prison si elle refuse de poursuivre les soins qui lui ont été proposés.

 

Sans attendre, afin d’améliorer le suivi des détenus à l’issue de leurs peines, le garde des Sceaux a donné des instructions aux procureurs pour les crimes sexuels. Ils devront systématiquement requérir des interdictions de séjour dans les lieux habités par les victimes. Ils demanderont aussi un suivi socio-judicaire et des injonctions de soins.

Commentaires

  • Quand j'entends le mot castration chimique. Je sais pas pour vous mais je pense a Alan Turing. Ce dernier fut offert le même faux choix "prison/castration chimique". Il ne faut pas croire que le consentement forcé ait la même valeur qu'un réel consentement.

    Quoiqu'il arrive une personne qui n'a pas une intention réel de se traiter reste incurable. La castration chimique ne doit pas être une punition, une partie de la peine, mais une aide à la personne.

    En l'état des choses je suis d'avis que la rétention de sureté sera plus efficace.

    Tient une parenthèse à propos de la rétention de sureté. Il faut savoir à propos des expertises psychologique que demander à un psychiatre quel sont les chances de récidives d'une personne est une question qui dépasse la plupart des expertises, mettre cette demande d'assessement dans l'ordre de mission des experts n'a pas vraiment de sens, et relève plus de la divination que de la science.

    Un expert pourra vous dire quel traits de caractères et quel comportement une personne peut avoir mais pas quel comportement cette personne -va- avoir, ni quel intention la personne possède. A part quelques rare cas clair comme de l'eau de roche. Il me semble que tenter de faire de l'expert un oracle me parrait n'être qu'un moyen pour le juge de défausser son jugement sur quelqu'un d'autre.

    Cela peut parraitre assez contre courrant, mais je pense que dans l'affaire des rétentions de sureté les juges doivent porter de plus lourde responsabilités en contrepartie d'un engagement des politiques de ne pas jeter sur eux l'opprobes à chaque erreur de jugement du juge, car ce dernier ne dispose pas non plus de boules de crystal, et le devoir de la société de surveiller les détenus en liberté est plus mise en danger par les faibles moyens dont disposes les services s'assurant de la surveillance que d'erreur de jugement.

    Un jour il faudrait que les politiques se fasse a l'idée que les services administratifs ne sont pas forcément moins éclairé qu'eux même.

  • Avant toute chose, on pourrait essayer d'être crédible. Et donc virer les Ministres, députés, sénateurs, qui par leur comportement porte atteinte à l'image de notre France dans le monde.

    Ex avec M. Bertrand qui considère, tenez vous bien, que le tourisme sexuel "relève de la vie privée des gens" !!!!

    Et le jour où M. Mitterrand ou un autre trouvera "mignon" le cher Bertrand, et le coincera dans un coin, pour une relation "consentante" (cela va de soi, puisque les deux individus sont adultes...Car chacun sait que les femmes et hommes violés sont toujours consentants !) il dira quoi ?

    Cela relève tellement de la "vie privée" que El Mundo, le journal le plus lu en Espagne, a titré, en Une : "le Ministre pédophile de Sarkozy".

    http://www.elmundo.es/elmundo/2009/10/08/internacional/1254998201.html

    Et que même en Thailande notre cher Ministre est (malheureusement) connu !!!!

    Avez vous écoutez ce que ce cher Mittterrand a dit, soit disant pour préserver son "honneur". (Et celui de la France il en fait quoi ? Des confettis ?)

    1) Que sa vie a été difficile : c'est sur...Neveu de Président, directeur de la Villa Dominici, quelle terrible vie ! Et même si sa vie a été difficile, je ne vois pas ce que cela vient faire là dedans. Je doute que la "vie difficile" du possible violeur de la joggeuse lui apporte la moindre compassion.

    2) "ne fait pas de la bonne littérature avec des bons sentiments"

    Manque de pot ! Les livres qui se vendent le mieux sont les romans à l'eau de rose ! Ceux avec des "bons sentiments" justement !!!! Même Dan Brown n'oublie jamais de rajouter une amourette à toutes ses histoires !

    L'Amour - avec un grand A - beau et grand, est et reste ce qui se vend de mieux !!!!!!!!!!! Et ce type ignore cela...Alors qu'il est censé être Ministre de la Culture !!!

    3) Que "c'est un livre moral". Il se moque de qui là ? Morale : allez en Thailande, là bas les prostitués sont consentants (comme chacun sait ! Et les Chinoises aux JO ont 18 ans et non 12 comme chacun sait aussi ! Et Mme Carla Bruni n'a eu qu'un seul homme dans sa vie aussi...? Il nous prend vraiment pour des imbéciles !)

    4) Un livre qui "sublime des situations difficiles". Heu...Quelles situations difficiles ? Celle du nouveau colonisateur qui va faire son marché ? Et dire qu'on accuse nos ancêtres de tous les maux. Eux, ils avaient l'ignorance pour se défendre...L'excuse de M. Mitterrand pour acheter des humains comme si c'était de vulgaires poulets, c'est quoi ? En tant que FRANCAIS comme peut il avoir eu une telle idée !

    "tout le monde "a commis ce genre d'erreur au moins une fois dans sa vie" : et bien non, je n'ai jamais payé quiconque pour me donner du plaisir !!!!!!!! Et mes partenaires étaient toujours consentantes !!!! Même Louis XIV qui avait une sexualité débridée n'a jamais forcé une de ses conquêtes ! Et lui, il se prenait pour Dieu en personne.

    En tout cas, bonne nouvelle : les prostitués thailandais sont consentants !!! alors pourquoi dit-il qu'il lutte contre le tourisme sexuel ??? Il faudrait savoir...

    Autre point important : il affirme avoir le soutien de M. Sarkozy. Là dessus, je le crains, on peut le croire.

    Quant à l'âge des "partenaires" de M. Mitterrand...Il suffit de lire son livre (oui, j'ai acheté ce torchon pour me faire une idée : où M. Sarkozy voit il quelque chose de "courageux" à saper toute morale à ses actes ? Et à se comporter comme un négrier ?)

    Je cite :

    "La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation qu'on pourrait attendre de leur activité. J'apprendrai plus tard qu'ils ne viennent pas tous les soirs, ont une petite amie, sont souvent étudiants et vivent parfois même avec leur famille qui prétend ignorer l'origine de leur gagne-pain."

    A quarante ans, on est donc étudiants en Thailande ?

    Il a aussi dit que ce sont ceux qui l'accusent qui cèdent à leurs fantasmes !!! Bah tiens ! Bien sur ! Moi j'aime les femmes. Et je n'ai jamais eu le fantasme d'en payer une pour, de manière contrainte, me donner du plaisir. Je n'ai, jamais non plus, tenté d'user de la pauvreté d'un pays ou de jeunes gens, pour abuser de leur corps !

    Sachant la situation vécue par ces jeunes gens, M. Mitterrand parle même de "gosses" dans son livre, il aurait fallu soit donner l'argent et ne pas forcer ces personnes à se livrer à des actes abjects, soit repartir.

    Si M. Mitterrand a besoin de calmer sa libido, qu'il prenne une poupée gonflable ou une cassette porno mais qu'il cesse de profiter de la détresse d'autrui pour son propre contentement.

    Ou sinon, qu'il se trouve un compagnon, CONSENTANT, pour étancher ses "désirs" et "fantasmes". Qu'il s'inscrive à Meetic. APRES AVOIR DEMISSIONNE, CELA VA DE SOI.

    La France ne mérite pas d'être si mal représentée.

  • Bonjour,

    Pour en revenir à Mitterrand, il serait bon de dire à l'académie française de changer leur définition pour le mot "gosse", car pour le moment ça veut dire familièrement : enfant de 6 à 8 ans et non pas "boxeur de 40 ans".

    Dommage d'en venir à de l'humour scabreux, je vous l'accorde... Mais il y'a le doute et la confirmation pour le tourisme sexuel...

    Bref la question n'aurait même pas du être posée... Frédéric Mitterrand doit démissionner.

    En ce moment le gouvernement perd beaucoup en crédibilité, c'est triste, pénible et révoltant de voir l'image de la France être souillée ainsi.
    Peux-t-on être encore assimilé au pays des droits de l'homme ?

  • Et la "castration de la tête" serait pas mal.

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