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Plan d'actions visant à bâtir une nouvelle politique industrielle

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Le Président de la République, M. Nicolas SARKOZY, a annoncé le 4 mars dernier un plan d’actions visant à bâtir une nouvelle politique industrielle. Ce plan a pour objectifs :

  • D’augmenter la production industrielle de 25 % (hors secteur de l’énergie) et la part de la France dans la valeur ajoutée européenne de 2 % d’ici à 2015 
  • De pérenniser l’emploi industriel en France 
  • De parvenir à une balance commerciale positive d’ici à 2015.

Il comporte 23 mesures autour de 5 axes majeurs. Il s’agit notamment de :

  • Mettre l’industrie au cœur d’un grand projet commun en créant une Conférence Nationale de l’Industrie en remplacement de la Commission permanente de concertation pour l’industrie au sein de laquelle les industriels et les partenaires sociaux devront assurer le suivi de la nouvelle politique industrielle et proposer des mesures pour développer l’industrie et ses emplois. 
  • Mettre en place une véritable stratégie industrielle européenne avec le lancement de grands projets technologiques ; l’élaboration de réglementations précédées d’études d’impact ; le renforcement du marché intérieur européen qui garantirait une concurrence équitable grâce, notamment, à une plus grande coordination dans les domaines fiscal et social ; la désignation d’un ambassadeur de l’Industrie. Plusieurs autres propositions visent aussi à favoriser les échanges industriels entre l’Union européenne et ses partenaires commerciaux.
  • Favoriser la recherche et l’innovation 
  • Promouvoir le gage de qualité « Made in France » 
  • Créer une semaine de l’Industrie 
  • Instituer un partenariat stratégique entre les acteurs de l’Industrie, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur 
  • Renforcer le rôle de l’Etat actionnaire les entreprises publiques à travers la désignation d’administrateurs supplémentaires issus du Ministère de l’Industrie 
  • Développer l’emploi et les compétences sur le territoire grâce au soutien à la réindustrialisation qui mobilisera 200 millions d’euros d’avances remboursables sur 3 ans pour aider les entreprises de moins de 5000 salariés à réaliser leur investissement productif en France ; au développement du tutorat « senior-junior » ; à la mise en place avant fin 2010 d’un dispositif visant à fédérer la gestion de l’emploi et des compétences au niveau territorial.
  • Structurer les filières industrielles et renforcer le partenariat entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants : 300 millions d’euros seront destinés à l’instauration de comités stratégiques par filière et au développement de fonds sectoriels. Un médiateur de la sous-traitance sera institué.
  • Renforcer la compétitivité des entreprises et l’innovation industrielle avec la mise en place de prêts verts bonifiés à hauteur de 500 millions d’euros et le remboursement pérenne du crédit impôt recherche pour les PME ; l’institution d’une mission chargée de rendre un rapport d’ici septembre 2010 sur la simplification de la réglementation actuelle et la nomination d’un commissaire à la simplification de la réglementation ; la création d’un fonds de 100 millions d’euros sera consacré à l’investissement dans le capital des entreprises de haute technologie fondées par de jeunes diplômés. Un fonds d’investissement public sur les brevets industriels « France Brevets » sera également institué et doté de 100 millions d’euros pour valoriser à l’international les inventions des PME françaises. En matière de fiscalité, il est proposé d’appliquer un taux réduit aux brevets concédés aux filiales françaises et aux produits d’exploitation de brevets.
  • Assurer le financement de l’industrie : orientation de l’épargne et du crédit bancaire vers l’investissement industriel de long terme et création d’un livret d’épargne industrie d’ici au mois de septembre (le Livret de développement durable se transformera en Livret de développement durable et de l’industrie). 90 % des sommes conservées par les établissements bancaires seront destinées à renforcer la trésorerie des PME et à leur permettre de réaliser des investissements et des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens. Il est également prévu de créer un Observatoire du financement de l’Industrie rattaché au Médiateur du crédit.

Commentaires

  • Voila encore un énième plan d'actions élaboré par des énarques hauts fonctionnaires.

    De véritables conseillers "théodule"!

    On remplace la Commission permanente de concertation pour l’industrie par une Conférence Nationale de l’Industrie.

    Mais on continue à y faire siéger des acteurs du monde économique "virtuel".

    On désigne un ambassadeur de l’Industrie pour placer un copain énarque désœuvré.

    On préconise encore plus de règlementation !

    Il faut légiférer au niveau européen, disent-ils !
    Ce n'était pas assez complexe déjà ?

    Les PME aspirent pourtant à la simplification du magma de la législation sociale et fiscale.

    On en remet encore une couche sur l'éducation qui pourtant a montré sa totale inéfficaité depuis 20 ans malgré des budgets toujours plus importants.

    On parle de "partenariat STRATEGIQUE entre les acteurs de l’Industrie, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur"(sic)

    Maintenant le partenariat est "STATEGIQUE".

    Comment était-il jusqu'à maintenant ?

    Plus bureaucrate que ce genre de formulation, cela n'existe pas !

    Je m'arrête là.

    Y-a-t-il à l'UMP un seul conseiller qui vient du monde REEL ?

    Il ne laisserait pas publier ces tissus d'inepties bureaucratiques.

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