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RSA et SMIC net : les chiffres comparatifs

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J'ai demandé au Ministère des Finances de me transmettre le tableau indiquant l'écart de revenu entre les bénéficiaires du RSA et les salariés au SMIC net, dont voici la copie.

Vos remarques ?

05 - 12mai11 RSA.jpg

Commentaires

  • L'intitulé de la dernière ligne du tableau est mal choisi : une lecture rapide tendrait à indiquer que le RSA touche plus que le smic, alors que c'est l'inverse...

  • heureusement

  • Si les chiffres sont si éloquents et faciles à obtenir, comment expliquez-vous que les déclarations de M. Wauquiez concernant ce point soient si infondées ?

  • Monsieur Wauquiez a sans doute voulu se faire sa petite publicité personnelle en jouant sur les préjugés.

  • Trois remarques :

    La droite pête vraiment les plombs. Il va (en effet) sans dire que M. WAUQUIEZ n'aurait pas fait une telle sortie, sans l'appui tacite de M. COPE (qui du reste l'approuve) ou/et de M. SARKOZY (qui dénonce plus la forme que le fond) du pseudo débat.

    Autant dire que les propos de M. WAUQUIEZ s'inscrivent dans la tactique politicienne (sans intérêt pour le pays) du candidat officieux du parti présidentiel, et n'ont pour seule finalité que : 1) tenter de séduire des classes populaires/moyennes qu'on a su par le passé tromper (notamment parce que les journalistes ne font pas leurs jobs, surtout ceux à la TV) ; 2) faire pièce à Marine, qui grime dans les sondages grâce à sa (pseudo) fibre sociale.

    En soi, la polémique M. WAUQUIEZ nous en dit beaucoup plus sur la zizanie/le désordre au sein du parti (UMP) que sur le RSA et ses possibles faiblesses. Il est vrai – comme le note M. LAMASSOURE – que depuis (au moins) le début de l'année, le Parlement (dé)légifère à fond, tandis que (ex) Ministres, (ex) soutiens, s'en prennent à leur propre bilan ! Ainsi peut on observer (en résumé) qu'il ne reste quasi plus rien de TEPA ; M. GUEANT passe son temps à critiquer le bilan de l'Intérieur (alors qu'il en est le grand inspirateur); M. SARKOZY a reconnu la bétise de HADOPI ; M. FILLON a avoué les échecs du parti au pouvoir et surtout (hier) son impuissance à agir ; et l'on sombre dans une ploutocratie qui serait cocasse si l'on ne vivait pas dans un monde réel ! Et voici maintenant que la (seule) mesure sociale du Gouvernement, est villipendée par l'un des siens ! Et une (grande ?) partie de la majorité qui l'a voté ! Ambiance !

    –En dehors du coté politicien de l'affaire, on peut aussi remarquer que, M. WAUQUIEZ a bien changé, depuis son arrivée au Parlement. Le huron de l'Assemblée est vite devenu un cacique des partis, plus au fait de ses désidératas, que de la réalité que vive les Français. Celui qui voulait républicaniser le Parlement, montrer l'exemple, et sortir des archaismes noblières hérités de l'Ancien Régime...Est devenu un carriériste, peu soucieux du bien public, et qui – au fond – a fait sienne la politique de son patron : beaucoup de vents, de paroles, très peu d'actes.

    Sur le papier, on peut – en effet – suivre le Ministre. Lutter contre l'oisiveté, favoriser la valeur travail, comment être contre, n'est ce pas ? Là où les choses se compliquent, c'est quand on commence à creuser. M. WAUQUIEZ ne semble pas avoir tellement réfléchi au coût de gestion quotidienne de son idée de travail pour la collectivité. Outre l'inconstitutionnalité de la mesure – au regard de la Charte des Droits – on peut noter qu'il va bien falloir leur trouver un travail (faisable tout de même) à tous les allocataires du RSA! Que fait-on par exemple du cas des femmes seules ayant des enfants en bas âge à faire garder ? Des personnes faibles d’esprit ou de corps ? Et ce pour cinq heures par semaine seulement ? Notre Ministre ignore-t-il que, de nos jours, toute gestion d’ hommes ou de femmes en vue d’un travail officiel – même le plus simple - est devenu un labyrinthe bureaucratique, y compris bien sûr dans tout ce qui consiste le maquis du traitement social du chômage, de l’emploi d’insertion, etc. ?

    Si elle était appliquée, en plus de ce qui est déjà prévu dans la loi actuelle sur l’activité dans le RSA, une telle mesure aurait au moins le mérite de donner un coup de fouet à la création d’emplois de petits bureaucrates pour gérer cette obligation ! Plus généralement, du point de vue du budget public, il revient moins cher de payer les gens à ne rien faire, que de les payer à faire un peu quelque chose. Comme de nombreux analystes l’ont dit très rapidement à propos du RMI, ce qui n’a pas fonctionné, c’est l’insertion, justement parce que cela supposait de coûteuses politiques publiques pour trouver quelque chose à faire d’un peu logique aux dits assistés.

    Aujourd’hui, ce traitement de masse des assistés parasites sociaux par le travail manuel simple et sans chichis n’est vraiment plus possible; tout simplement, en 2011, en France, il n’existe plus, tout travail est devenu hautement technique; il faudrait de toute façon individualiser les travaux à effectuer, ce qui suppose toute une bureaucratie ad hoc derrière. Pire encore, en admettant que par un effort bureaucratique inédit, on leur trouve tous un travail à ces hordes d’assistés, fainéants, il s'agira 1) soit d’un travail créant de la richesse (au sens de la comptabilité nationale), et, dans ce cas, il aurait mérité d’être réalisé sous des formes normales ; 2) soit il faudra leur refiler des travaux déjà occupés par d'autres et...Malheureusement pour M. WAUQUIEZ, on n'arrive déjà pas à pourvoir à ces obligations de travail pour les prisonniers !

    On pourrait certes, en dernier acte, imiter Staline...Mais il faudrait dans ce cas casser la plupart des traités qui nous engagent, et je ne pense pas qu'un capitaliste comme M. WAUQUIEZ y soit si favorable !

    --Le plus dommage, avec cette polémique, c'est que M. WAUQUIEZ aurait pu (vraiment) lancer un sujet de réflexion sur le RSA, qui ait de l'intérêt pour le pays. En effet, le RSA pâtit des mêmes faiblesses que le RMI : il sert plus de paix sociale que de réel facteur d'insertion au monde du travail.

    Ainsi, a t on pu observer – via des rapports parlementaires et de bureaux indépendants – que l'idée selon laquelle un Rmiste qui retrouve un emploi n'y a pas nécessairement d'avantage monétaire et peut même y perdre de l'argent, est fausse. En effet, il existe aujourd'hui (et de longue date) un dispositif dit « d'intéressement » qui permet de toujours gagner plus quand on travaille un peu plus durant l'année de reprise d'emploi (et même bien au-delà bien sûr, cela dépend de la nature de l'emploi retrouvé).

    De la même manière, les espérances mises sur le RSA – en tant que boosteur de la reprise d'emploi – ont été clairement refoulées. Les derniers chiffres qui circulent montrent que, durant l'année de reprise d'emploi, l'incitation monétaire à la reprise d'emploi n'augmente jamais et même diminue fortement dans certains cas avec la mise en place du RSA.

    Le plus grand échec du RSA, tient surtout à son incapacité à réduire la précarité.

    En effet, avec le RSA, les Rmistes qui reprennent un emploi seront plus pauvres qu'avant et, surtout, ils ne sortiront guère de la pauvreté, sauf dans quelques rares cas, s'ils arrivent à décrocher un emploi à temps complet.

    Prenons, si vous le voulez bien, un ex concret, beaucoup plus parlant que des données globales.

    Le barème du RSA étant établi en fonction de la situation familiale, il faut en choisir une. À la différence des chiffres avancés par certain Ministre prenant l'exemple de familles avec deux enfants (situation tout à fait marginale dans le public du RMI) je vais prendre celui des personnes isolées sans enfant qui représentent une large majorité des Rmistes (environ six Rmistes sur dix sont dans cette situation).

    Pour ces personnes, la situation était la suivante quand ils reprennaient un emploi. Ils cumulaient intégralement leur allocation avec leur salaire durant les trois premiers mois de reprise d'emploi, puis le cumul devenait partiel. Si la durée de l'emploi était inférieure à 78 h par mois, ils pouvaient cumuler 50% de leur salaire avec leur allocation. Si la durée du travail était supérieure, une allocation forfaitaire de 150 euros s'ajoutait à leur salaire durant les 9 mois suivants et ils bénéficiaient en outre d'une prime de retour à l'emploi de 1000 euros versée à partir du 4ème mois.

    Avec le RSA, ces personnes, le Gouvernement le prétendait il, pourraient cumuler leur allocation tout en gardant 62% de leur salaire. Mais, curieusement, ce n'est pas ainsi qu'est présenté le barème du RSA alors qu'effectivement cette présentation est la plus simple. Dans les chiffres diffusés par le Gouvernement, on donne au contraire le montant du RSA qui sera perçu pour différents niveaux de salaire (1/4 temps, mi-temps, etc.).

    Tous comptes faits, quels sont les changements ?

    Pour des emplois au plus égaux à un mi-temps, la perte est de près de 700 euros par an. Cela équivaut à un mois et demi de RMI (1,5 RMI). Pour des emplois où la durée du travail est supérieure, la perte est bien plus importante.

    Premier constat : les Rmistes qui reprennaient hier un emploi y avaient davantage d'intérêt financier qu'avec le RSA. Ce qui illustre les deux premières idées fausses énoncées ci dessus.

    Le RSA n'accroît pas les incitations au travail au temps partiel (moins de 78h dans le mois) et les diminue fortement pour des durées du travail plus longues.

    La conséquence logique de ce premier constat est que les pauvres qui ont repris un emploi avec le RSA sortent moins de la pauvreté qu'hier. L'effet bénéfique supposé du RSA, sur la précarité, est donc en contradiction avec la réalité des faits. Avec le RSA, le revenu garanti même pour un emploi à 3/4 temps ne permettra pas de sortir de la pauvreté alors que cela était possible avant l'instauration du RSA !

    On aboutit au même constat dans pratiquement toutes les situations :
    -les parents isolés restent toujours dans la pauvreté. Il faut rappeler qu'ils représentent environ un quart des Rmistes;
    -les couples restent également toujours dans la pauvreté à moins que les deux conjoints puissent avoir un emploi. Dans ce dernier cas, il faut au moins un temps plein et un mi-temps au SMIC;
    -les personnes isolées, comme on l'a vu, ne peuvent sortir de la pauvreté qu'en travaillant quasiment à temps complet.

    C'est une autre façon d'illustrer la question de fond à laquelle le RSA n'apporte aucune solution : à savoir la multiplication des emplois précaires et/ou à temps partiel. C'est bien la raison pour laquelle le RSA est dangereux: au motif de lutter contre la pauvreté, il ne peut que la nourrir en encourageant encore davantage le développement de ces emplois.

  • La remarque est simple ....Vous comparez un couple ...Avec ou sans enfant ...UN COUPLE ....C'est à dire deux personnes contre UN salarié au smic .

    Doublez les chiffres s'il vous plaît sur l'autre case ... Et ca sera honnête .

  • La con-quête

    Vous pouvez vous lever, s’il vous plaît… je suis désolée… je sais que ce n’est pas facile d’attendre assis… mais je vais vous faire une petite confidence :

    Les gens sont souvent déçus quand ils sont bien reçus…

    Si vous êtes là c’est parce que vous prétendez au statut d’un sans-emploi…

    Je ne vous garantis rien mais je compatis avec votre envie de ne rien faire.

    La pesanteur, je sais ce que c’est… mais malheureusement… la grâce est hors de portée.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/la-con-quete/

  • Monsieur le Député bonsoir,

    Votre tableau transmis par par mon ancien ministére, il manque la chose principale : les aides que bénéficient les détenteurs du RSA: la cantine 1 repas payé 3,76 € pour 10 repas pris gratuits, aide au loyer par les mairies, les paniers repas,le transport scolaire gratuit et bien d'autres choses.

    Que le SMICAR n'a pas droit et il est soumi à l'impots. Donc vous faites la différence, donc ne travaillons pas et on développe la paresse et on est payé en plus.

    Ou est l'égalité ?

  • On va prendre le cas du célibataire, au RSA, c'est la majorité des bénéficiaires, ça tombe bien.

    Il a pu de taf donc, du tout, il est locataire d'un T2 à 450€, ok ?

    REVENUS :
    son RSA non pas 466,99€ car il n'est pas SDF, mais donc 410,95€
    APL 248€ maximum (pour une assez grosse ville) sinon moins.
    TOTAL : 638,95€ ça va ? vous arrivez à suivre ?
    on va dire qu'il n'a aucune aide familiale régulière, qui serait déduite d'autant de son RSA, ni donc aucune autre ressource, puisque tout est déduit du RSA socle (sauf l'APL) qui est un plafond donc indépassable, qu'il n'a pas d'épargne sur un livret A, ou alors on lui oterai 3% l'an du capital (déduit du RSA) , alors que ça rapporte 2%, donc son épargne se transformerait en impot.

    DEPENSES :
    - loyer 450€
    - EDF GDF chauffage eau chaude 60€ ( réduction tarif social énergie de ~ 5€ déduite )
    - eau assainissement 20€
    - internet/téléphonie mobile 50€
    - carte bleue - frais bancaire 5€
    - assurance habitation 8€
    - pas de complementaire car CMU au cas ou il tombe malade pour pas qu'il crève ou qu'il devienne contagieux
    SOUS TOTAL : 593€ ça va vous suivez toujours ? rien de choquant, de blingbling cette faignasse au RSA ?

    638,95 - 593 = 45,95€ par mois pour :

    - nourriture, boissons
    - tabac, journaux, timbres, papeterie, consommables, recherches d'emploi
    - déplacements ( pas gratuit dans toutes les villes )
    - ou entretien moyen de locomotion, carburant, assurance, etc ..
    - renouvellement électroménagers, multimédias, ameublement, etc ..
    - épargne coups durs ou projets
    - linge de maison ( draps housses qui se déchirent tout ça .. )
    - hygiène corporelle et domestique, coiffeur ..
    - sous-vêtements, vêtements, chaussures
    - vie sociale, cadeau noel, anniversaire, pas arriver mains vides, ou pouvoir recevoir, apporter bouquet de fleur à un proche à l'hosto etc ..
    - sorties, sport, culture, vacances changer d'air ..
    - payer une pension alimentaire si jamais il est divorcé ou séparé avec des mômes, recevoir ses enfants etc ..

  • Tout a fait d'accord avec patdu49.

    Mais bon, on sait très bien que le pointage de doigt envers le RSA - et ses allocataires - vise uniquement à faire oublier le cadeau fiscal à l'endroit des "riches".

    Personnellement, je n'ai rien contre les "riches" mais je suis un fervent défenseur de la DDHC de 1789...Que vos "amis" politiques oublient qu'ils doivent garantir !

    Celle ci est d'une grande clarté : chaque citoyen doit payer en fonction de ses moyens. Et être traité avec égalité.

    Est il normal que le chantage de quelques vedettes, qui font leur fortune en France en plus - et profitent souvent d'atouts propres au pays : quotas sur la musique par ex - suffisent à nous faire retourner à la Société d'Ancien Régime ?

    Au passage, je note que, question cohérence, Gouvernement et majorité sont toujours très au point. Ainsi, il semble que la politique "française" soit à géométrie variable concernant les fonctionnaires !

    En effet, Les fonctionnaires, agents temporaires, agents contractuels et experts nationaux détachés étaient 32 140 au 16 mai 2010 à la Commission européenne. Mais à cette même date, le nombre véritable de personnels est de 37 385 !

    Ce chiffre inclue :

    -les agents locaux (3 107),
    -les stagiaires (1 073),
    -les chercheurs-boursiers (446),
    -les experts individuels travaillant dans un pays tiers (271),
    -les agents de droit national (211),
    -les jeunes experts détachés au service extérieur (104)
    -les conseillers spéciaux (33).

    Les trois pays les plus représentés dans l’administration sont dans l’ordre la Belgique, l’Italie et la France.

    Pendant ce temps là...

    -moins d'enseignants : pourtant la France n'est elle pas la constante championne de natalité ?

    -moins de policiers : M. GUEANT "promenant" ces derniers d'un endroit à l'autre. Un jour à Paris, le lendemain à Marseille...Et un mois plus tard plus personne !

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