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Tous les enseignements de la géographie des votes aux élections internes de l'UMP

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Source www.atlantico.fr

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Une lecture schématique et rapide permet certes d’opposer un littoral méditerranéen très droitier, acquis à Jean-François Copé à une France de l’Ouest (Bretagne, Pays-de-la-Loire et une partie de la Basse-Normandie) modérée ayant préféré François Fillon.

 

Mais ce modèle explicatif ne fonctionne que partiellement. En effet, si le maire de Meaux s’impose dans les départements du grand pourtour francilien, où l’influence du FN est forte, dans l’Est Intérieur (Picardie, Champagne-Ardenne), c’est l’ancien premier Ministre qui vire en tête dans des zones, pourtant elles-aussi très droitisées. Inversement, Jean-François Copé devance son rival dans la plupart des départements du grand quart sud-ouest (Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine et Midi-Pyrénées), territoires de tradition modérée.

 

Enfin, dans le Nord-Pas de Calais et en Alsace, chaque candidat remporte un des deux départements de la région, signe que le choix des militants n’a pas été dicté par une règle simple et univoque …

 

Le graphique suivant qui met en regard le vote pour Jean-François Copé et le score des motions dans les différents départements permet d’affiner l’analyse et de voir que si certaines des tendances se dessinent, elles ne sont pas toutes massives et ne vont pas toutes dans le sens attendu…

 

Evolution du score des différentes motions en fonction des résultats de Jean-François Copé dans les départements

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On constate en effet une corrélation positive entre le vote Copé et le vote en faveur des motions de la Droite forte et de la Droite populaire.

 

C’est dans les départements les plus copéistes que ces deux courants droitiers ont, en moyenne, enregistré leurs meilleurs résultats. Inversement, les fiefs fillonistes ont moins voté que la moyenne pour ces deux motions : 9,8 % pour la Droite populaire et 23,3 % pour la Droite forte dans les fédérations où François Fillon atteint ou dépasse 60 %.

 

Mais la corrélation est également positive et de même intensité entre le vote Copé et le vote pour la motion de la France moderne et humaniste.

 

Si cela peut se comprendre car la plupart des leaders de cette motion (Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel, etc …) ont fait campagne pour Jean-François Copé, l’apport significatif de voix d’électeurs de cette motion, au positionnement plutôt modéré et centriste, au député-maire de Meaux, vient donc invalider l’idée selon laquelle le duel Copé/Fillon renverrait à une simple opposition entre la gauche et la droite du parti.

 

Enfin, la corrélation la plus significative est celle reliant positivement le vote Fillon et le vote pour la motion de la Droite Sociale, conduite par Laurent Wauquiez, principal lieutenant de François Fillon, et dont les électeurs ont nettement choisi l’ancien premier Ministre. Le tableau ci-dessous synthétise ces tendances.

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