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L'indispensable réforme de la Sécurité sociale

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J'ai assisté ce matin à l'audition de Philippe Seguin, premier président de la Cour des Comptes, qui présentait le rapport sur les comptes de la Sécurité sociale.

Comme sur beaucoup de sujets, les rapports de la Cour des Comptes sont exemplaires et décrivent très bien la réalité de la situation.

Malheureusement, nous élus, ne sommes pas capables de prendre le relais en menant les réformes qui sont pourtant indispensables.

En ce qui concerne la Sécurité Sociale, nous ne pourront pas continuer bien longtemps sur le rythme où nous sommes. Crise ou pas crise, nous avons un déficit structurel qui tourne actuellement autour de 10 milliards d'euros par an, avec une dette de 100 milliards. Arrivera un jour où nous ne pourrons plus continuer à financer notre déficit par la dette. Il faudra alors faire des choix douloureux.

Notre système de sécurité sociale a été construit en 1945, sur les paramètres de l'époque, qui ont bien changé. L'espérance de vie a considérablement augmenté, avec un nombre toujours plus grand de retraités, sans que le nombre d'actif suive. Même chose pour la Santé : si les progrès de la médécine sont une formidable avancée, la progression des coûts a également été importante.

Il n'y a  pas cinquante solutions pour rééquilibrer la branche santé, celle qui connait le plus gros déficit :

  • On peut financer le déficit par la dette, mais c'est reporter le problème sur les générations futures, en l'amplifiant et sans le régler au fond. Nous sommes en train d'atteindre les limites de cette solution, qui est la plus indolore à court terme.
  • On peut réduire les dépenses de la Sécurité sociale, en laissant une part de plus en plus importante à la charge directe du patient. C'est l'instauration des franchises médicales ou l'augmentation du forfait hospitalier.
  • En sens inverse, on peut augmenter les recettes.

A un moment, il va falloir également se poser la question du niveau de soins que nous voulons avoir.

On peut décider de réduire la qualité des soins, de réserver les traitements les plus coûteux à certaines catégories (ce qui se pratique malheureument trop souvent, car passé un certain âge, vous n'êtes plus aussi bien soigné) : celà je m'y refuse, et je ne pense pas être le seul.

Mais dans ce cas là, il faut se donner les moyens de nos ambitions et répartir équitablement la charge financière que cela représente, c'est à dire accepter de payer plus, soit en laissant davantage de dépenses à la charge du patient, soit accepter de payer davantage de cotisations sociales si on souhaite garder un système mutualisé ... ou encore mieux ... faire ENFIN de vraies économies, sans jouer sur la qualité, et il y a de quoi faire à la lumière de cet excellent rapport.

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Commentaires

  • Pour avoir dirigé les finances de notre Centre Hospitalier, celles d'un Hôpital américain 5* à Genève et consacré ma thèse aux système de soins, je pense que ce n'est pas un problème que l'on peut traiter en quelques lignes sur post d'un blog.

    J'apprécie énormément la solution française qui est sans doute perfectible mais comme toi, je n'adhère absolument pas à un système totalement libéral qui limite l'accès aux soins (aux US ou en Angleterre) qu'aux catégories sociales les plus aisées.

    Et en ce domaine, votre rôle de députés c'est de définir quelques lignes directrices qui seront ensuite reprises par les techniciens de la santé pour les traduire dans les faits.

    Dans le domaine du perfectible, une des idées mentionnées sur les réponses à ce post sur FB est d'établir un minima de soins qui ne seraient pas remboursés annuellement. La grande majorité des caisses d'assurance maladie suisse travaillent sur cette base.

    Une autre idée, non évoquée dans ce court billet mais certainement par la Cour des Comptes, est de s'attaquer à quelques dépenses ou "marges bénéficiaires" des prestataires dans la chaine de soins....nos examens radiologiques sont parait-il les plus chers de l'Europe.

    Mais là encore, j'entends encore Simone VEIL demander une réduction des dépenses de santé entre 1974 et 1978...depuis 30 ans tous les Ministres de la santé jouent la même partition sans être entendus.

  • En complément de mon commentaire précédent, je viens de survoler les 52 recommandations formulées dans ce rapport (voir sous http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Rapport-securite-sociale2009.pdf)...

    Je ne suis pas en mesure de tout saisir, mais elles apparaissent logiques et ne remettent pas en cause fondamentalement notre système de soins.... simplement des mesures qui devraient logiquement alléger un peu le déficit.

  • Remarques :

    1) On peut aussi commencer par affecter les impôts et taxes censés financer la SS là où il faut...Les "petits vieux" n'ont pas vu la couleur de la soit disant "taxe pour la solidarité" ! Alcools ? Cigarettes ? Où sont passés les recettes pour la SS ? Affectés autre part. Sans doute dans une usine à gaz, ou en frais de comm.
    Je ne parle pas de l'affection qui est faites des taxes de solidarité "provisoires" devenues "éternelles" !

    2) On peut aussi arrêter de gaspiller l'argent de la France ! Le Parlement passe son temps à voter des lois...Sans les lire ! Ex récent : HADOPI. Ou encore plus "simplification des lois" : résultat immunité pour la scientologie ! Merci le Parlement !

    Combien coûte un texte de loi ?
    a) papier + encore : 577 + 359 (il me semble) exemplaires;
    b) personnel
    c) lumière, chauffage, etc. (Utilisation pendant le "débat" sur le texte)
    d) etc.

    Combien coûte la "mise en oeuvre" d'une loi ?

    Combien de lois valent la peine de vivre ? Selon "ubu loi" pas beaucoup !

    La première cause de dépréciation de notre France...C'est l'embonpoint, pour ne pas dire l'obésité législative !

    Donc, avant de demander aux citoyens, qui EUX gèrent bien leur argent, que le Parlement commence par faire son boulot : DES LOIS UTILES AU PAYS.

    D'où la mise en place d'une méthode efficace pour faire des lois ayant pour but de lutter contre ce qui est nuisible à la SOCIETE. Je préciserai ce que j'entends par là, dans un autre post.

    3) On peut demander des efforts aux Ministres : M. Obama qui prend l'avion pour se rendre dans un "Etats" des USA, c'est normal, étant donné la dimension des USA. M. Hortefeux qui prend l'avion pour aller à Lyon, alors qu'il n'est pas difficile de prendre le train "PARIS GARE DE LYON"..."LYON PART DIEU", GRATUITEMENT, pour faire sa victime d'une "polémique injuste" çà s'appelle du GASPILLAGE !!!

    Idem pour l'immobilier. A quand un vrai contrôle ? Non que j'ai de l'aversion envers les Ministres. Seulement, il serait bon que ceux ci n'emmène pas chez eux le mobilier DE LA FRANCE. Ne serait ce que pour éviter une eunième émission de Capital là dessus, qui devrait s'intituler "Parlement bienfaisant ou complaisant : quand les parlementaires ferment les yeux sur la dilapidation du mobilier de la France.

    Ce qui vaut pour les Ministres, vaut aussi pour M. Fillon et M. Sarkozy. Pour convaincre le Président, dites lui que des voyages en train GRATUIT lui permettront d'effacer son image d'amis des riches. (Il n'y a pas beaucoup de citoyens qui peuvent prendre des avions PRIVES ! (Avion de la France doit être utilisé uniquement pour déplacements hors de France ou DOM TOM ou francophonie)

    Quant à la "comm" : y a t il besoin d'acheter des sondages...Achetés par des journaux ? Non. Est il nécessaire que l'Elysée et Matignon se "concurrencent" alors que nous ne sommes pas en période de cohabitation ? Non.

    Ajoutons que je ne comprends toujours pas pourquoi Matignon et Elysée ne partagent pas leurs conseillers. Sommes nous en période de cohabitation ? Non. Alors ? Il va de soi qu'on "conseiller" en économie est capable d'aller à Matignon...Puis de faire quelque pas, en direction du château. Pendant que de son coté, un autre "conseiller" sort de l'Elysée direction la "Lanterne" où l'attend M. Fillon. Ect. Et voilà comment on divise par deux les dépenses en "conseillers". En voilà de beaux des doublons !

    Voilà. Quand on aura déjà fait çà, un grand pas aura été franchi.

    4) Supprimer les nuisibles : doublons en tout genre. Demandez une liste (gratuite) à l'IFRAP. http://have-it.com/denonciation/pages/france/machins_observatoire_commission_comite_mediateur.html

    On ne va pas me faire croire qu'on ne trouvera pas de quoi financer la SS avec l'argent dévolu à ces "nuisibles" ! Ou bien, dans ce cas, la santé des Français, et leur retraite, passent après la nécessité de procurer des postes bien payés à ceux qui ne servent pas le pays.

    Ex ? L'ancien porte parole de l'Elysée (M. Martinon) est maintenant au consulat des USA. Autant dire payé à rien faire...Peut être même payé pour ne pas venir travailler.

    5) Faire le ménage sur l'utilisation de l'argent public par les Institutions européennes

    Pouvez vous m'expliquer pourquoi, moi, contribuable français, via la TVA, qui est en partie distribuée, J'AI PAYE RECEMMENT UNE CAMPAGNE DE PROPAGANDE, en IRLANDE, sur le traité de Lisbonne ? Ladite campagne coûtant la modique somme de TROIS FOIS le budget que consacre COCA COLA en COMM dans 50 pays !

    De qui se moque t on ? Nous n'avons pas d'argent pour financer la SS...Mais assez pour en dilapider, via l'UE ? Quelle différence y a t il dans une telle attitude, avec celle des banquiers, qui n'ont pas suffisamment de blé pour protéger l'emploi de "la base" mais en quantité pour financer des bonus ? La "base" doit faire des efforts pour payer le train de vie de la minorité ? J'ai raté un épisode...Ou bien sommes nous revenu à l'ancien régime...Où l'assemblée des not ables s'était mis d'accord sur un seul point : faire banquer le Tiers Etat ! Bah oui, tout de même, n'allons pas demander d'efforts "en haut" !

    Des millions investis pour héberger, trois jours par an, 27 types, c'est légitime...Mais financer avec cet argent, la SS...Cà ne l'est pas ?
    http://www.observatoiredeleurope.com/notreargent/

    6) Rendre plus efficace et moins dépensière la FP.

    Suivre ce que préconise les auteurs de "ministère amer".
    http://livre.fnac.com/a1915481/Monsieur-Z-Ministere-amer?Mn=-1&Mu=-13&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

    Je m'arrête là. Mais il y a encore beaucoup à dire sur comment financer la SS en gérant, tout simplement, bien la France !

    Rappel : la France est riche. Le problème, c'est que l'Etat gère son argent comme sous l'Ancien Régime :
    --dette publique
    --inégalité sociale
    --injustice criante
    --déficit record
    --train de vie des membres de l'Etat somptueux
    --absence de transparence sur l'utilisation de l'argent public
    --peuple Français épargnant, Etat qui dilapide
    --impôts monstres !
    --utilisation stupide de l'euro
    --aucune marge (autocensure : article 104 maastricht, 123 Lisbonne)

    On ne sait pas, en 2009, dans les "Institutions" :
    --ce qui s'est passé en 1789 ?
    --qu'un régime çà peut tomber ? 1000 ans de Monarchie effacés en six mois ! La République ? Deux siècles...
    --mauvaise gestion = montée des régimes fascistes (1930)

    http://www.youtube.com/watch?v=oGy_zA0TUEw

  • Une méthode efficace pour légiférer, qui ferait faire considérablement des économies, à même de servir la France, et de financer la SS :

    le Parlement fait des lois…Et après se pose des questions sur la mise en oeuvre des lois ! C’est vrai pour le truc ADN, HADOPI, et tant d’autres !!!!

    Pourriez vous demander qu’avant TOUTE LOI PENITENTAIRE, ou relative à la Justice, ou la Sécurité, les deux (pour commencer : après on pourra étendre la méthode aux autres matières) :

    –le PARLEMENT réalise une ETUDE D’IMPACT préalable
    –le PARLEMENT défini des priorités, et DETERMINE UN BUDGET (sans recours à l’emprunt) pour financer lesdites priorités.
    –le PARLEMENT ne se contente pas de lire à la va vite les lois…IL VA DU POINT A AU POINT B !!!!

    Ex : “je veux renforcer les peines de prison”.

    Questions à me poser :

    Question 1 : pourquoi ai je cet objectif ?
    –là où cela a été fait çà marche
    –j’ai lu un bon connaisseur du terrain qui me l’assure
    –j’ai testé la chose au niveau local, çà fonctionne

    Mauvaise réponse : le Président a dit et je fais toujours ce que dit le Président, parce que je suis très bête, et je ne veux pas réfléchir une seconde.

    Mauvaise réponse : les citoyens ont peur, il y a des élections prochainement. Je suis un opportuniste. Je m’en tape complètement de la France

    Question 2 : combien çà va coûter ?

    a) si je laisse plus longtemps des mecs en prison, le “turn over” va être plus lent. Il me faut donc des prisons. Combien ? Combien de places ? Pour quel prisonnier ? Et réparties comment sur le territoire ?

    b) Pour s’occuper desdites prisons, il va me falloir du personnel. Combien ? Qui ? Comment je les recrute ?

    c) Un prisonnier, çà mange, çà boit, et çà dort. Il va donc falloir payer des repas, passer des contrats avec AVENANCE ou SODEXO. Mais aussi acheter des couvertures, des oreillers, des “tenues de prisonnier”, etc..

    d) Un prisonnier vient réfléchir à ses actes. Il faut donc qu’il y ait une salle où le prisonnier puisse “méditer” laquelle salle ne peut être sa cellule, ni le réfectoire.

    e) Un prisonnier çà vient aussi “rebondir” pour éviter les conneries à la sortie. Il faut donc prévoir un parcours de “réinsertion”. D’où des cours, des formations, des aides pour les entretiens d’embauche, etc. Comme ce sont des prisonniers, il faut donc déterminer qui est suceptible d’acceuilir lesdits prisonniers : liste entreprises + listes collectivités territoriales. Tout cela a un coût. Combien ?

    f) Un prisonnier, çà a une famille. Et chacun sait que les humains ont certains besoins. Il y a ceux vitaux, ceux de “confort”, mais aussi des besoins, disons plus…Intimes. Il est donc nécessaire de préserver “la vie de famille” du prisonnier. Le mettre dans une prison à proximité de la famille, si possible. Cela demande une organisation. Donc des outils informatiques. Donc de l’argent, du personnel, des bâtiments.

    Question 3 : quel est l’intérêt pour la Société ?

    Sur le plan “coût/ projet est ce que c’est la meilleure des idées, que de faire des lois toujours plus répressives ? Est ce que d’autres systèmes ne seraient pas mieux ? Est ce que la Société en a pour son argent, ou bien tous les efforts qu’elle consacre ou est prête à consacrer, sont nuls ?

    Bref, gaspille t on l’argent public, ou le gère t on bien ? Est ce un investissement qui en vaut le coût, ou une simple démarche opportuniste, ou idéologique, qui ne mène nulle part ?

    Question 4 : quand se revoit on ?

    Pour un grand projet, touchant à un pouvoir régalien, il est nécessaire de procéder par étapes. Il convient donc de savoir :

    a) Qui est responsable du projet ? Qui le suit ? Le Ministre ? L’Elysée ? Matignon ? Le Défenseur des Droits de l’Homme ?

    b) Quand ledit responsable sera audité ? Et par qui ? Est ce que cela sera public ou bien en petit comité ?

    c) Quand pourra t on avoir une première approche de la mise en oeuvre du programme ?

    d) Quand pourra t on, de visu, se rendre compte sur place des changements apportés ?

    Voilà. Ce n’est pas la mer à boire…Si ? Penser avant d'agir...Est ce trop demandé aux parlementaires ?

    Chaque "loi" qui est à revoir coûte de l'argent. Alors pourquoi ne pas utiliser une méthode qui permettra au pays d'avoir des bonnes lois ? Une sécurité juridique ? Et...Un système parlementaire qui veille à faire correctement son boulot ?

    C'est bon économiquement, financièrement, socialement, et environnementalement ! Alors pourquoi continuer à mal faire ? Par haine de la France ?

    Pourquoi sommes nous le seul pays dont les élus choisissent systématiquement le "parti de l'étranger" au lieu de servir un pays tellement beau, précieux, et désirable pourtant ? N'ont ils donc pas conscience d'à quel point la France est belle ? A quelle point elle est travailleuse, volontaire, digne d'être aimée ?

  • A lire "courrier international" de cette semaine. Un bel éloge du système français, mais aussi une interrogation du journaliste : la France "s'américaniserait elle...Alors qu'Obama cherche à "franciser" en la matière, les USA ?

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