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Le plan cancer II

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LES CHIFFRES :

  • 732 M€ : c’est le montant des dépenses nouvelles engagées entre 2009 et 2013 grâce au plan cancer II.
  • 15% : c’est la part du budget prévu par le plan pour la recherche qui sera consacrée à l’analyse des risques environnementaux et comportementaux.
  • 80% : c’est le nombre de patients qui bénéficieront en 2013 du programme personnalisé de soins.

L’ESSENTIEL :

  • Lundi 2 novembre, le Président de la République a présenté le « plan cancer II » pour 2009-2013.
  • Avec 350 000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année en France, le cancer est devenu en 2004 la première cause de mortalité. La lutte contre le cancer est plus que jamais un enjeu majeur pour notre pays.
  • Le plan cancer II, inspiré du rapport remis par le professeur Jean-Pierre GRUNFELD à Nicolas SARKOZY en février dernier, vise à consolider les acquis du premier plan (2003-2007) voulu par Jacques Chirac.
  • Doté de 732 M€ de dépenses nouvelles, ce plan poursuit 3 objectifs :
    • Construire l’excellence des soins de demain ;
    • Réduire les inégalités ;
    • Mieux préparer la vie après le cancer.
  • Concrètement, ce plan ne porte pas seulement sur les soins apportés aux malades mais s’inscrit dans une démarche ambitieuse et globale qui concerne aussi bien la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage que la vie pendant et après le cancer.
  • Pour plus d’efficacité et de transparence, ce plan, mis en oeuvre sous l’égide de l’Institut national du cancer, fera l’objet de deux évaluations : une à mi-parcours fin 2011 et une autre à la fin du plan en 2013.

 POURQUOI UN NOUVEAU PLAN CANCER ?

  • Avec 350 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque année en France, le cancer est devenu en 2004 la première cause de mortalité devant les maladies cardio-vasculaires. Mais ce qui était inimaginable il y a 30 ans est aujourd’hui une réalité : 50% des cancers sont suivis d’une guérison.
  • Pour autant, on constate encore des inégalités inacceptables : le risque de mourir d’un cancer entre 30 et 65 ans est deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. Et ces inégalités sociales recouvrent en partie des inégalités géographiques. On meurt plus du cancer dans le Nord-Pas-de-Calais que dans certaines régions du sud de la France.
  • Dans ce contexte, le Plan cancer II (2009-2013), inspiré du rapport remis par le Professeur Jean-Pierre GRUNFELD au Président de la République en février dernier, vise à consolider les acquis du 1er plan (2003-2007), en particulier dans les domaines du dépistage et de la qualité des soins. Mais il va plus loin, en réduisant les inégalités face au cancer et en faisant de la vie après la maladie un axe à part entière de la lutte contre la maladie.
  • Ce plan concerne aussi bien la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage que la vie pendant et après le cancer. Concrètement, il poursuit 3 objectifs clairs :
    • Construire dès aujourd’hui l’excellence des soins de demain ;
    • Réduire les inégalités ;
    • Mieux préparer la vie après le cancer.

 NE FAUT-IL PAS PLUS DE MOYENS POUR LA RECHERCHE SUR LE CANCER ?

  • Avec 5000 chercheurs, la France dispose aujourd’hui d’un potentiel de recherche important en cancérologie. Pour en tirer le meilleur parti, le Président de la République souhaite donner aux meilleures structures les moyens d’une recherche d’excellence et allouer un budget à l’analyse des nouveaux risques.
    • 5 sites de recherche pluridisciplinaire labellisés par l’Institut national du cancer contribueront à accélérer le transfert des avancées de la recherche au bénéfice des malades. Ils seront également encouragés à concourir, au plan mondial, à la réalisation d’essais cliniques précoces de nouveaux médicaments.
    • Par ailleurs, 15% du budget de la recherche prévu par le Plan cancer seront consacrés à l’analyse des risques environnementaux et comportementaux, avec un objectif : étudier davantage les effets à long terme des expositions, même à faibles doses, à certains agents chimiques, biologiques ou physiques.
  • Au-delà de la recherche, le Gouvernement prévoit de répondre aux défis démographiques de certaines professions impliquées dans la prise en charge des cancers telles que les oncologues, les radiothérapeutes et  les hématologues. Pour garantir la qualité des soins à l’avenir, le nombre de ces spécialistes augmentera de 20% avec un rattrapage ciblé dans les régions confrontées à une pénurie.

 COMMENT RÉDUIRE LES INÉGALITÉS FACE À LA MALADIE ?

  • Le progrès médical doit être pleinement partagé. Parce que c’est la cohésion de la Nation qui est en jeu, le Gouvernement se doit d’agir en permettant au plus grand nombre de bénéficier des meilleurs soins possibles.
  • Pour agir vite et de façon plus ciblée, l’accent sera mis sur une observation plus fine de la situation épidémiologique. Les dernières données connues sur le cancer datent de 2005 et les données ultérieures ne sont que des estimations. Le Président de la République a donc souhaité qu’en 2010 l’Institut national de veille sanitaire produise des données relatives à l’année 2007 et qu’il puisse ensuite communiquer chaque année des informations de plus en plus récentes sur la réalité des cancers en France. Cette observation plus régulière permettra d’affiner l’intervention du Gouvernement sur les principaux facteurs de risques et les modalités de prise en charge des malades.
  • Le Gouvernement améliorera l’accès aux dépistages : concrètement, d’ici à 2013, la participation aux dépistages organisés du cancer du sein et du colon doit augmenter de 50% dans les départements où on observe les plus grandes difficultés d’accès au dépistage. Elle devra augmenter globalement de 15% pour l’ensemble de la population.
  • Notre pays doit poursuivre ses acquisitions d’IRM pour le diagnostic et la surveillance des cancers ainsi que pour la recherche. Sur la durée du plan, 74 machines supplémentaires seront installées, dont 39 dans les dix régions ayant la mortalité par cancer la plus élevée.

 NE FAUT-IL PAS RENFORCER LA LUTTE CONTRE LE TABAC ET L’ALCOOL ?

  • Si bien sûr ! Les inégalités face au cancer prennent aussi leurs racines dans la consommation de tabac e d’alcool. Pour combattre le tabagisme, le plan prévoit des mesures fortes :
    • Les avertissements visuels sur les paquets vont être mis en oeuvre pour atténuer l’image positive de la cigarette ;
    • La vente de tabac sur Internet devrait être interdite à partir de 2011;
    • Les moyens consacrés à l’aide au sevrage tabagique vont être renforcés pour les personnes les plus fragiles. En 2010, le remboursement des substituts nicotiniques sera porté de 50 à 150€ pour les bénéficiaires de la couverture maladie universelle et pour les femmes enceintes.
  • Pour combattre la consommation excessive d’alcool, plusieurs mesures sont également prévues :
    • A partir de 2011, la quantité d’alcool devra être indiquée sur chaque bouteille ;
    • Les centres venant en aide aux personnes en difficulté avec l’alcool verront leurs moyens renforcés pour prendre en charge un plus grand nombre de personnes ;
    • Enfin, les pouvoirs publics exerceront une vigilance accrue sur le strict respect de l’interdiction de la vente d’alcool et de tabac aux mineurs, prévue par la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ».

 PRÉPARER LA VIE APRÈS LE CANCER, UNE NOUVELLE PRIORITÉ ?

  • Oui, 50% des cancers sont maintenant suivis d’une guérison. Et ce pourcentage va croître au cours des prochaines années.
  • C’est pourquoi un programme personnalisé de l’après-cancer sera proposé aux patients. Conçu dans la continuité du programme personnalisé de soins et avec un volet social, il devra impliquer l’infirmière coordinatrice des soins et le médecin traitant. Il offrira un suivi et une évaluation du risque de rechutes et de séquelles. Grâce au second Plan cancer, 50% au moins des patients devront bénéficier d’un programme personnalisé de l’après-cancer.
  • Par ailleurs, la convention « S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé » sera renouvelée avec tous les partenaires impliqués dont les assureurs et les établissements de crédit pour que les patients guéris d’un cancer puissent s’assurer et emprunter dans les meilleures conditions possibles.
  • Enfin, l’après-cancer c’est aussi le retour à l’emploi. C’est pourquoi un échange doit s’instaurer entre les médecins spécialistes qui ont pris en charge la personne et le médecin du travail. Ce dialogue doit permettre d’anticiper d’éventuelles difficultés liées au retour au travail.

Commentaires

  • Tradition française s'il en est, il semblerait que la notion d'anticipation soit encore et toujours la grande absente des politiques menées par les gouvernements successifs (peu importe leur inclinaison politique).

    Ce plan Cancer II s'il a le mérite de s'attaquer au cancer pour les générations actuellement susceptibles d'être concernées semble renvoyer aux gouvernements futurs le soin de s'occuper de leurs propres malades le moment venu.

    La prévention chez la population la plus influençable et fragile que représente les jeunes et qui sont potentiellement les malades de demains semble totalement occultée.

    A l'heure où les premières consommations d'alcool, de tabac et autres sont de plus en plus précoces et touchent de plus en plus de collégiens, à l'heure où consommer de l'alcool à outrance est devenu un divertissement (menant souvent aux urgences) dans les milieux étudiants, que préconisent nos élus?

    Manifestement pas grand chose, ce qui témoigne de l'éternelle inadéquation entre une société en perpétuel changement et des élus incapables d'en saisir les évolutions. Ce quand bien même l'évidence même leur dicte une fois de plus de se tourner vers l'avenir et non pas d'être figés sur l'instant présent.

    Quel pronostic pour un individu ayant commencé à fumer à 14 ans et devenu alcoolique à 20 ans ? Un plan cancer III sera peut être à même d'y répondre ...

  • Quelques remarques :

    1. Pourquoi maintenant ? Je suis plutôt d'accord sur un deuxième plan cancer, mais pourquoi le faire deux ans et demi après l'élection présidentielle ? Les "priorités" gouvernementales sont soient trop nombreuses, soient prioritaires à l'approche des élections...Un peu de CO-HE-RE-NC-E serait bienvenue !

    Le rapport rendu au Président date de février. Etait il si long qu'il ait fallu attendre tant de mois pour s'en préoccuper ?

    2. Vous parlez de 732 millions...M. Sarkozy parle dans son discours de 750 millions d'euros. 18 millions dans la nature ? Ou bien une approximation dans l'étude du dossier ?

    3. Avec quoi va t on financer ces "dépenses nouvelles" ? Monsieur SARKOZY fait très régulièrement cela : il joue au Père Noel...Et s'il annonce des objectifs, ne précise jamais les moyens. A charge de BERCY de trouver les deniers publics ? Ou bien est ce France Trésor qui va s'y coller...Avec la menace sur nous d'une amende européenne pour endettement excessif ?

    Les parlementaires sont souvent mis devant le fait accompli, comme du reste le Gouvernement ! Bref, avant de faire le généreux, le Président ferait bien de questionner le Ministre Woerth...Qui n'a rien d'un J. Coeur, rien non plus d'un Fleury...Et si l'on se réfère à la fiction, ne peut trouver de l'or derrière son oreille, comme l'argentier du "trone de fer" de G.R.R MARTIN, au sympathique nom de Littlefinger.

    4. Sur le plan lui même : il y a un truc que je ne comprends pas. Le Président ne parle à aucun moment de l'Union Européenne ! Pourtant...Il y a eu une réunion appelée "santé environnement" dont ledit plan s'inspire plus que beaucoup !

    5. Je note un grand absent : l'environnement ! Les dégâts environnementaux n'ont en effet pas fait l'objet d'une moindre allusion quant à leur impact sur la progression des cancers en France : amiante, malbouffe, nucléaire, etc ! Pourtant, cet impact est reconnu de longues dates ! Si l'on peut comprendre - et je suis 100% d'accord - le maintien du nucléaire, en revanche, il serait peut être bon de s'interroger sur la CREDIBILITE d'un tel plan...Au moment même où l'on apprenait les failles de sécurisation des centrales nucléaires !

    Concernant l'alcool et les cigarettes :

    Je ne vois pas bien en quoi le fait d'indiquer la "quantité d’alcool" changera quoi que ce soit. Ce n'est pas çà qui va encourager les gens à moins boire !

    Pourquoi ne pas autoriser, plutôt, les gens à emmener leurs bouteilles si elle n'est pas finies ?

    Pour ceux que cela intéresse, voici le plan :

    http://www.e-cancer.fr/v1/fichiers/public/plancancer20092013_02112009.pdf

  • Avant de lancer un nouveau plan cancer, ne faudrait-il pas tirer toutes les leçons des plans précédents ?

    Ma mère médecin me disait déjà que le cancer recevait le plus de dons par rapport aux autres maladies.

    Plus tard des enquètes démontraient les carences de la recherche contre le cancer, ainsi, le phénomène des métastases qui est souvent ce qui provoque la mort par diffusion du cancer, ne représente qu'1 % du montant des recheches sur le cancer avec toujours aussi peu de résultat.

    Il y a un an j'accompagnais un proche malade du cancer chez une spécialiste du cancer et elle était tout à fait d'accord sur le constat d'une mauvaise utilisation des fonds de la recherche sur le cancer et leur peu d'efficacité.

    Il y a peu de temps une enquête sur les nouveaux médicaments contre le cancer montraient que ces derniers n'apportaient pas de bénéfices supplémentaires mais avait le plus souvent pour but de la part des laboratoires à remettre à zéro la pendule de la propriété du brevet afin d'éviter que trop de médicaments efficaces puissent être reproduit comme médicaments génériques.

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