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Nomination d'un délégué interministériel pour l'éducation numérique ... en Afrique

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J'ai eu un moment de stupeur en lisant le Journal Officiel (JO) ce matin. J'ai bien cru que c'était une blague ...

La France vient de créer un délégué interministériel pour l'éducation numérique en Afrique.

Le numérique en Afrique, c'est certainement très bien, mais avant de s'occuper de l'éducation numérique en Afrique, il serait peut-être bon que l'on s'occupe de l'éducation numérique chez nous !!!

Quand on voit la culture numérique de l'immense majorité des français, un peu de formation leur ferait le plus grand bien.

Pour les parlementaires, Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé les ateliers de l'élu 2.0 ... qui ont permis de mesurer le chemin qui reste à parcourir. Cette semaine, lors de l'examen en commission de la LOPPSI, on va encore en entendre des belles sur les dangers de l'internet, de la part de personnes qui n'y mettent jamais les pieds.

Le plus gros chantier reste l'éducation numérique de ceux qui arrivent, ces jeunes "digitals natives" qui se forment sur le tas, sans la moindre aide, semant leurs données personnelles à tous vents.

Ils sont dans une pratique sans aucune structuration, sans le moindre recul. S'il n'est pas forcement justifié de leur imposer une éthique particulière, on peut au moins leur apprendre certaines choses. Dès la sixième, certains ont un profil facebook, ils n'ont que 11 ans ...

Il aurait peut-être fallu commencer par nommer un délégué interministériel à l'éducation numérique ... en France.

Commentaires

  • Tout a fait d'accord sur votre derniere phrase ... je rajouterais que si c'est pour leur proposer le filtrage ... cela ne cela ne sert à rien car ils ont déjà les dictatures ...

  • Je trouve cette décision plutôt bienvenue sachant qu'en France nous venons à peine de créer un secrétariat d'Etat chargé de la prospective et de l'économie numérique qui assure cette fonction.
    j'évoque également d'autres raisons dans un billet sur mon blog sous http://jcmorand.blogspot.com/2010/01/pourquoi-nommer-un-delegue.html

  • Le décret est révélateur!

    "le délégué interministériel pour l'éducation numérique en Afrique peut faire appel, en tant que de besoin, aux différentes administrations centrales concernées et aux établissements publics de l'Etat" (sic)

    Hallucinant !!

    C'est écrit:
    Les fonctionnaires ne travaillent qu'avec les fonctionnaires!
    Visiblement, entre Enarques, on ne se mélange pas avec le monde réel de l'économie non protégée.

    Bien sûr, comme Jean-Claude Morand, je pense qu'il faut "se rapprocher des africains, de leurs marchés et maintenir l'aura de la France dans le domaine de l'économie numérique".

    Mais pourquoi mettre en place d'aussi mauvaises solutions?
    Pourquoi ne pas confier cela aux acteurs de l'économie exposée, nos ingénieurs, nos professeurs?

    Ce Haut Commissariat?

    Encore un "machin théodule" pour faire tourner la machine bureaucratique et occuper des hauts fonctionnaires en mal d'occupation.

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