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Scrutin uninominal pour l'élection des futurs conseillers territoriaux

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Après des débats longs (près de 2 heures) et très animés, la commission des lois a finalement adopté un amendement du Gouvernement sur le mode d'élection des futurs conseillers territoriaux.

C'est le mode de scrutin des actuels conseillers généraux qui a été retenu : scrutin uninominal, à deux tours, avec possibilité de triangulaires si trois candidats passent le seuil du nombre d'inscrits au 1er tour (qui pourra être revu à la hausse). Le régime des inéligibilités, des incomptabilités, des déclarations de candidature ne change pas.

C'est, je le pense, une bonne décision sur un plan purement électoral.

Les différentes usines à gaz qui nous avaient été proposées, notamment le mélange d'uninominal et de proportionnelle, ne me plaisaient pas. Il faut que l'électeur y comprenne quelque chose, qu'il sache qui sont ses élus et où aller les trouver. Le mode de scrutin adopté ce matin répond à ces conditions : le système est simple, lisible et connu des électeurs. Il permet en plus d'identifier clairement un élu en le liant à un territoire.

Ce système oblige les élus à affronter les électeurs sur leur nom et leur personne, là où la porportionnelle permet d'être élu sans difficulté ... quand on a su se placer en position éligible sur la liste.

Au scrutin uninominal, on doit mouiller sa chemise, ce qui permet une sélection conforme à l'idée que je me fais de la vie politique. Celà assure en plus une véritable indépendance, et donc une liberté de parole et de vote, que l'on ne retrouve pas avec un scrutin à la proportionnelle.

Commentaires

  • Pourquoi ne pas, plutôt, essayer de travailler à chercher un système optimal pour le pays ?

    1. On pourrait penser à instaurer – dans tous les partis – via la loi, le système de vote unique transférable. S'il peut être difficile – au départ tout au moins – de l'instaurer pour toutes les élections (nationales, locales, européennes, etc.) je pense qu'on pourrait, sérieusement, le mettre en place pour l'investiture des candidats des partis. Je pense que ce serait un système vraiment innovant, moderne, et très attrayant, pour la désignation des candidats aux élections, pour chaque parti.

    Concrètement, en quoi cela consiste t il ?

    Et bien, lors de la désignation des candidats aux élections – peu importe le niveau – les militants/électeurs seraient invités à classer les candidats à l'investiture du parti, par ordre de préférence sur leur bulletin de vote de la même façon que dans le vote alternatif ou préférentiel. Bien entendu, ce classement serait facultatif. Les militants/électeurs pouvant, s'ils le désirent, n'en marquer qu'un seul.

    Après que le total des suffrages concernant le premier choix a été compté, le décompte commence par l'établissement du « quotient » de voix requis pour l'élection d'un seul candidat. Le quotient est calculé à l'aide d'une formule simple : Quotient = (suffrages/sièges+1) + 1

    Ceci fait, on compte le nombre total de voix de premier choix pour chaque candidat. Tout candidat qui a reçu plus de voix de premier choix que le quotient est immédiatement élu. Si personne n'atteint le quotient, le candidat ayant recueilli le plus faible nombre de premiers choix est éliminé et ses voix de deuxième choix sont redistribuées aux candidats qui demeurent dans la course. En même temps, les voix de surplus des candidats déjà élus (c.-à-d. les voix qui dépassent le quotient) sont redistribuées selon les deuxièmes choix exprimés sur les bulletins de vote. Afin d'être juste, tous les bulletins de vote d'un candidat sont redistribués, mais chacun de ceux-ci ne reçoit qu'une fraction d'une voix, de sorte que le total des suffrages redistribués est égal au surplus du candidat. Ce processus continue jusqu'à ce que tous les sièges de la circonscription aient été attribués.

    Les avantages de ce système sont très nombreux. Et valorisent considérablement les élus, en évitant les risques de « parachutages » ou de « servilité » à l'égard du parti ou/et de l'Exécutif.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Scrutin_%C3%A0_vote_unique_transf%C3%A9rable

    Pour n'en citer que quelques uns, parmi d'autres :
    • Les résultats sont hautement proportionnels, les sièges correspondant aux suffrages exprimés.
    • Le vote préférentiel offre aux électeurs et électrices/militants un vaste choix de candidats et candidates.
    • Étant donné que toutes les préférences sont prises en compte pour élire les candidats et candidates, aucun vote n’est « perdu ».
    Il y a donc, naturellement, une meilleure représentation de la voix des militants du parti, ce qui crédibilise le parti, instaure une réelle confiance dans les élus investis – ils ne sont pas (que) le fruit d'un parachutage ou/et d'une décision « d'en haut » – et sans mettre en danger la « loyauté » de l'élu envers son parti, donne à ce dernier les moyens d'exprimer une opinion qui lui est propre, grâce à sa légitimité auprès des militants du parti.

    2. On pourrait installer – pour les élections européennes et locales notamment – le scrutin à points...Ce qui diminuerait très fortement l'abstention.

    Chaque électeur pourrait avoir dix points. Ces dix points il pourrait les répartir comme bon lui semble.

    Si je suis un électeur UMP, et que j'adhère complètement à son programme, je donne les dix points à la liste UMP. (Liste définie selon le système évoqué plus haut)
    Si je suis partagée sur les programmes, je donne disons six points à la liste UMP, trois au PS, et un au MODEM.
    Si je n'adhère à aucun programme, je donne mes dix points au vote blanc.

    Pour être élu, il faudrait donc que chaque candidat – bien élu dans son parti, via le vote unique transférable – obtienne la majorité absolue des points. Si tel n'est pas le cas, une alliance peut se faire entre les deux tours entre plusieurs listes.

    Dans l'éventualité où le « gagnant » serait le vote blanc, tous les candidats à l'élection seraient éliminés d'office. De ce fait, les partis seraient obligés de se remuer pour éviter que les électeurs les sanctionnent. Idem pour les élus.
     
    A cela, il faudrait rajouter le vote par panachage,  c'est à dire la possibilité de rayer ou ajouter des noms sur des bulletins imprimés et celle de voter à l’aide de bulletins manuscrits sont ouverts. De cette manière, les électeurs pourraient éviter de soutenir les gens qui cumulent ou qui sont simplement médiocres sans pour autant abandonner son parti. Lors des élections européennes récentes, beaucoup de vos électeurs ne se sont pas déplacés. Pourquoi ? Parce que M. LAMASSOURE, qui travaille beaucoup et fait honneur à son mandat, était en bas de l'échelle...Quand le médiatique, mais peu bosseur, M. BAUDIS caracolait en tête de liste ! Dans le même genre d'idée, quel autre moyen que l'abstention ou le vote blanc, avait les électeurs désireux de soutenir M. BARNIER...Tout en barrant la route à Mme DATI ? Avec ce panachage, les choses auraient été bien meilleures !

    3. Pour les élections législatives et présidentielles, des efforts sont à réaliser.

    En ce qui concerne l'élection présidentielle, je pense qu'il serait bien de supprimer la stupide loi concernant les « signatures ». Les citoyens ne sont pas des bébés. Ils savent parfaitement faire le tri entre les candidats...Sans qu'il soit besoin que les maires et autres viennent faire un « filtre » préalable, qui a d'ailleurs peu à voir avec le souci du bien commun.

    Si « filtre » il doit y avoir, cela doit concerner toutes les élections et ce filtre ne saurait être légitime que s'il se base sur des critères objectifs et incontestables, à savoir :

    -la capacité du candidat à exercer le mandat pour lequel il postule : s'il est atteint d'une maladie plus ou moins grave, qui peut avoir un effet dévastateur sur la conduite des affaires, il vaut mieux qu'il ne se présente pas, n'est ce pas ?
    -les compétences du candidat : en gros, savoir lire, écrire, compter, parler français à la perfection, connaître l'histoire du territoire qu'on souhaite administrer, connaître la Constitution française, savoir par cœur les dix sept articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
    -les vertus du candidat : droiture (pas de casier judiciaire), honneur (a servi le pays), courage (a montré lors de son existence sa capacité à se dépasser), civisme (galanterie à l'égard des dames, respect envers toutes les croyances, respect des lois du pays), sens de l'État (souci véritable de la France, connaissance de la France, désir réel de servir le pays), sociabilité (sait s'intégrer dans un groupe, a le contact facile), capacité à s'engager (s'est uni devant les Hommes, a engendré/donné la vie), loyauté (est fidèle à son épouse, montre une véritable sollicitude à l'égard du pays), sagesse (sait garder son sang froid en toute circonstance, privilégie la réflexion à l'impulsion, sait bien s'entourer), etc.

    Les législatives pourraient aussi prendre un « coup de jeune ». Parce qu'il est évident que le système « majoritaire » exclu de fait une grande partie des électeurs ! Lesquels ne sont donc pas représentés !

    Pour y mettre fin – tout en gardant des « majorités » – on pourrait donc penser à instaurer un système plus...Démocratique.

    Les électeurs pourraient, en effet, être invités à voter de la manière suivante :

    En se rendant au bureau de vote, il leur serait proposer de prendre :
    -soit un bulletin comportant aussi bien le nom d’un parti que celui des candidats. En utilisant un tel bulletin, l'électeur peut procéder à un vote préférentiel.
    -soit un bulletin comportant le nom d’un parti mais pas de candidats. Ainsi, si l'électeur veut voter plus particulièrement pour un parti, il peut le faire.
    -soit un bulletin sans nom de parti ni de candidat. Là, l'électeur rempli lui même son bulletin, notamment s’il n’existe pas de bulletin de vote au nom du parti pour lequel il désire voter.

    Un tel système aurait un avantage précieux pour les partis...Et les candidats : mesurer leur « influence » auprès des électeurs. Si les électeurs de la circonscription x votent en fonction d'un candidat plus qu'en fonction d'un parti, le nouvel élu trouvera une légitimité intégrale et aura les coudées franches dans son mandat. Si c'est le parti qui fait de bons scores, plus que le candidat, ce dernier pourra réfléchir à comment gagner le cœur de ses administrés pour recouvrer un peu de liberté envers le parti. Pour l'électeur, l'avantage est double : il peut choisir de sanctionner le candidat sans porter préjudice au parti, il peut faire le choix de manifester son contentement envers le candidat en sanctionnant le parti.

    Pour un candidat, c'est aussi une bonne manière de savoir ce qui a pu « clocher » dans une élection. Et le cas échéant, de s'en sortir sans trop de frais, s'il s'avère que la sanction s'abat plus sur le parti ou le Gouvernement que sur lui. Concrètement, le « vote sanction » souvent brandit par le PS serait amoindri, puisque les électeurs pourraient sanctionner le parti tout en manifestant leur confiance envers leur candidat ou inversement récompenser le parti et sanctionner l'élu qui ne respecte pas ses promesses électorales ou est très régulièrement absent à l'Assemblée.

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