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Interdiction de l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols

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Sous ce titre assez obscur et technocratique, se cache une proposition de loi du groupe Nouveau Centre, visant à interdire l'usage de ces produits dangereux pour la santé humaine.

Je dois humblement avouer que je n'ai pas eu le temps de me pencher sur ce texte.

Vu le rythme du travail parlementaire, on ne peut pas suivre tous les textes.

Le groupe UMP s'étant concentré essentiellement sur l'autre proposition de loi du Nouveau Centre, débattue cet après-midi, nous n'avons pas pris  le temps de parler de ce texte en réunion de groupe ce matin. La consigne avait été donnée de voter contre, mais sans réelles explications.

J'ai donc écouté attentivement les explications de vote et je dois dire que je n'ai pas été insensible aux arguments en faveur de ce texte. En effet, c'est un texte qui entend protéger les consommateurs et qui ne coûte rien à l'Etat !

Voilà un texte que je n'ai pas eu l'occasion de travailler en commission, et pour lequel j'aurais pu voter POUR si j'avais eu la possibilité de l'étudier en amont. C'est l'un des problèmes du rythme effréné auquel nous sommes soumis. On ne peut pas être partout et il arrive que l'on découvre les textes au dernier moment : c'est le cas pour ce texte.

Tiraillé entre la position du groupe et ce que j'ai entendu, je me suis finalement abstenu sur ce texte.

Je ne suis pas le seul à avoir eu un tel cas de conscience puisque cette proposition de loi a été finalement adoptée, contre l'avis du Gouvernement par 236 voix contre 222.

Commentaires

  • Merci de ne pas avoir voté contre cette proposition de loi .

    La consigne de vote de l'UMP a été affligeante et l'influence des lobby de la chimie, de la pharmacie et de l'agro-alimentaire véritablement palpable dans les explications de M. Raison.
    Un petit exemple parmi tant d'autres: on se gargarise que "les industriels [...] doivent désormais montrer l’innocuité des substances chimiques qu’ils fabriquent ou commercialisent" et on souligne que sur les dangers des produits incriminés "l’INSERM [...] conclut à une insuffisance des preuves et à la nécessité de poursuivre les études'. D'un côté il suffit de "monter" l'innocuité, mais de l'autre il faut des "preuves" du danger. Petite nuance sémantique bien pratique et qui traduit tout à fait la stratégie des lobbies reprise dans ce discours.
    L'UMP continue à soutenir aveuglement les multinationales qui se préoccupent peu de la nocivité de leur produits si elle n'est pas à la fois prouvée et médiatisée.

    Sur la base des explications de certains députés, les dangers des "perturbateur endocrinien" ont été soulevés il y a vingt ans, mais heureusement aujourd'hui "de grandes entreprises, comme Nestlé et Danone, proposent déjà des contenants alimentaires à destination de la petite enfance dénués de bisphénol."... "Déja"...depuis combien de mois ? Ceux qui sont nés ces vingts dernière années apprécieront la réactivité de Nestlé et Danone. Mais changer la formule d'un plastique, ça coûte tellement cher, ça serait bête de travailler plus pour gagner moins et de froisser "les marchés" pour quelques perturbations endocriniennes même pas prouvées de manière indiscutable.
    Alors merci l'UMP d'aider ces pauvres entreprises à survivre, car pour rappeler combien elles doivent compter chaque sous dépensé, le résultat net Gervais-Danone, par exemple, a été de 1,8 milliards d'euros en 2010. Il est vrai que pour arriver à ça, pas question de dépense "inutile".

  • Voter pour l'interdiction des produits toxiques : c'est bien.

    Mais il n'y a pas que les phtalates, parabènes, alkylsphénols !

    Au CEA, nous avons recherché l'origine de Cadmium dans les boues de station d'épuration ou de compostage d'ordures ménagères.

    Première source : les sacs poubelle noirs. Le Cd sert de catalyseur et, étant un déchêt, est beaucoup moins onéreux que les catalyseurs concurrents !

    Au CEA, nous avons étudié une méthode permettant la récupération à plus de 90% du cuivre contenu dans les fils électriques sous forme de cuivre (et non de composés du cuivre : oxydes, sulfates, carbonates...).

    Nous avons été surpris de trouver le cuivre pollué par de l'Antimoine (symbole Sb, un toxique de la famille de l'arsenic). Motif : l'antimoine sert de retardateur de feu, et, étant un déchet, est beaucoup moins onéreux que d'autre retardateurs tels le chlorure de calcium.

    Saint Fric, priez pour nous !

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