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La politique en faveur de l'emploi des seniors

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LES CHIFFRES :

  • 39 % : c’est le taux d’emploi des seniors en France.
  • 46 % : c’est le taux moyen d’emploi des seniors dans les pays de l’UE.
  • 10 M : c’est le nombre de salariés couverts par les différentes branches ayant entamé des négociations.

L’ESSENTIEL :

  • Avec un taux d’emploi des seniors de 39 %, contre 46 % en moyenne dans l’Union européenne, la France est à la traîne pour l’emploi des seniors.
  • Ce mauvais chiffre est le résultat de plusieurs décennies d’une politique fondée sur le partage du travail qui a exclu les seniors de l’emploi sans pour autant y faire entrer les jeunes.
  • Parce qu’il n’est pas acceptable qu’un salarié soit écarté de l’emploi à cause de son âge, le Gouvernement a décidé dès 2007 de rompre avec cette politique avec des mesures fortes (fin de la mise à la retraite d’office à 65 ans, libéralisation du cumul emploi retraite…).
  • Cette action déterminée porte ses fruits : malgré la crise, le taux d’emploi des seniors ne baisse plus, il a même augmenté d’1 point cette année.
  • Pour continuer sur cette lancée, Xavier DARCOS et Laurent WAUQUIEZ mobilisent aujourd’hui les entreprises pour qu’elles prennent leurs responsabilités.

 EMPLOI DES SENIORS, OÙ EN EST-ON ?

  • Aujourd’hui, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) atteint 39 % en France. Ce chiffre est en-dessous de la moyenne observée dans l’Union européenne (46 %) et des objectifs assignés par la stratégie de Lisbonne (50 %). Il est également très inférieur au taux d’emploi des seniors affiché par certains pays comme la Suède (70 %). Pour l’emploi des seniors, la France est à la traîne.
  • Ce mauvais score est l’héritage de plusieurs décennies d’une politique de partage du travail qui reposait sur une illusion : exclure de l’emploi les salariés les plus âgés pour laisser la place aux plus jeunes. Cette politique s’est soldée par un échec sur tous les tableaux :
    • Le chômage des jeunes a continué à croître ;
    • Les entreprises se sont privées de salariés expérimentés et de compétences précieuses ;
    • Alors que notre espérance de vie augmente (22 ans pour les hommes et 27 ans pour les femmes), alors que l’écart entre la durée de vie et la durée de l’activité professionnelle se creuse, cette politique a mis en danger notre système de protection sociale, et notamment nos régimes de retraite.

FACE À CES MAUVAIS RÉSULTATS, QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ?

  • Dès 2007, le Gouvernement a décidé de rompre avec cette politique pour :
    • Réhabiliter le travail qui doit être le ciment de notre cohésion sociale ;
    • Maintenir dans nos entreprises les salariés expérimentés et compétents dont elles ont besoin ;
    • Donner la liberté aux Français d'aller jusqu'au bout de leurs ambitions et de leurs projets tout en aménageant leur rythme de travail lorsqu'ils arrivent au terme de leur vie professionnelle.
  • Notre engagement en faveur de l’emploi des seniors s’est traduit par des mesures concrètes qui portent aujourd’hui leurs fruits :
    • Les mises à la retraite d’office sont en cours d’extinction ;
    • Le taux de la surcote a été augmenté. Il est porté à 5% pour les années accomplies au-delà de 60 ans et du taux plein. Rien que pour le premier trimestre 2009, le taux de recours à la surcote atteint 12,5 %, soit une hausse de près de 50% par rapport à l’année précédente.
    • Le cumul emploi-retraite a été libéralisé pour les salariés âgés de plus de 60 ans qui bénéficient du taux plein ou pour les salariés âgés de plus de 65 ans : cette mesure répondait au besoin d’adoucir la transition entre un emploi à temps plein et la retraite.
    • Les « clauses-couperet » dans les régimes spéciaux ont été supprimées : celles-ci interdisaient aux salariés de poursuivre le travail après un âge donné. Dès cette année à la SNCF, 28% des cheminots qui ont atteint la limite d’âge ont choisi de poursuivre leur activité.
    • La dispense de recherche d’emploi pour les seniors est en cours de suppression. Il fallait mettre fin à cette trappe à inactivité qui guettait les salariés les plus âgés en leur donnant le chômage pour perspective et la retraite pour tout horizon.
  • Cette stratégie est payante : malgré la crise, le taux d’emploi des seniors a progressé cette année d’1 point, alors qu’il n’avait cessé de diminuer depuis des décennies !

LES ENTREPRISES NE DOIVENT-ELLES PAS AUSSI SE MOBILISER ?

  • Sans la mobilisation des entreprises, les seniors continueront à être les premières victimes du chômage et du sous-emploi, en particulier dans le contexte de crise que nous connaissons.
  • C’est pourquoi la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 a obligé chaque entreprise de plus de 50 salariés à être couverte, à partir du 1er janvier 2010, par un accord de branche ou d’entreprise, ou par un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors. Si les entreprises ne remplissent pas cette obligation, une pénalité de 1 % de la masse salariale est prévue.
  • Soyons clairs : il ne s’agit pas de contraindre les entreprises. Elles restent libres de trouver la solution la plus adaptée à leur situation. Cela passe par la définition avec les partenaires sociaux d’une vision de long terme de la place des seniors dans l’entreprise : adaptation des postes, formation tout au long de la vie, transition entre l’activité professionnelle et la retraite, prévention de la pénibilité…
    • Pour élaborer leurs accords, les entreprises sont accompagnées par les services de Xavier DARCOS et de Laurent WAUQUIEZ. Un site internet dédié est à leur disposition www.emploidesseniors.gouv.fr.
    • Pour accompagner les PME dans leurs démarches, le Gouvernement a également signé un partenariat avec l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie.
    • Enfin, pour diffuser les bonnes pratiques auprès des branches et des entreprises, Xavier DARCOS et Laurent WAUQUIEZ ont organisé, le 3 novembre, une réunion de mobilisation nationale.
  • Grâce à cette démarche, un vrai mouvement est à présent engagé :
    • 1 000 entreprises ont d’ores et déjà conclu des accords, ainsi que 8 branches professionnelles, parmi lesquelles des secteurs aussi différents que les services de l’automobile, les sociétés HLM ou les industries charcutières.
    • Au moins 63 branches ont commencé à négocier des accords ou à mettre au point des plans d’action. Ces branches professionnelles regroupent plus de la moitié des salariés de notre pays.
  • Le Gouvernement dressera un premier bilan dès le début de l’année 2010. Ce bilan permettra de définir les prochaines étapes de la mobilisation en faveur de l’emploi des seniors.

Commentaires

  • Bonjour,

    Le site www.beboomer.com s’engage dans l’emploi des séniors et jeunes séniors depuis sa création.

    Beboomer.com est un réseau social pour les plus de 45 ans où les membres partagent leurs centres d’intérêts grâce à de nombreux moyens de communication (messagerie, chat, groupe, blog, magazine,…).

    Mais le site propose aussi une rubrique emploi totalement gratuite, pour les chercheurs d’emploi comme pour les entreprises. Le service emploi et le site en général ont été conçu spécialement pour cette tranche d’âge.

    Les membres beboomer peuvent créer et poster leur cv, créer facilement un cv vidéo et consulter les offres d’emplois.

    Que ce soit pour les chercheurs d’emploi ou pour les entreprises souhaitant engager des jeunes séniors ou des séniors, www.beboomer.com est le site répondant à leurs besoins.

  • 3. "Sénior"

    "Parce qu’il n’est pas acceptable qu’un salarié soit écarté de l’emploi à cause de son âge"

    Ha ! Ha ! Ha ! Sincèrement, M. TARDY, vous ne croyez pas à ces balivernes ? Les séniors ne sont pas poussés vers la porte à cause de leur âge ... Mais parce que voyez vous, ils coûtent trop cher à l'entreprise, pour le service qu'ils rendent ! Et oui, ils ne sont plus corvéables à merci...Donc...Dehors !

    Le problème, ce n'est pas l'âge. Le problème c'est que les entreprises, l'Etat, les salariés, la Société en général, n'ont pas inventé le travail d'après 60 ans.

    Mme Parisot peut bien demander l'allongement des cotisations retraite...Elle ne fait absolument rien pour y rémédier aux soucis des séniors, comme des jeunes du reste.

    Il faut dire aussi que si le droit national est le plus protecteur en Europe...C'est aussi le moins respecté, car le Législateur (toujours très fort) durci la loi (enfin moins maintenant) mais ne donne pas les crédits pour financer la mise en oeuvre ! (Cf Ubu loi !)

    "le Gouvernement a décidé dès 2007 de rompre avec cette politique avec des mesures fortes (fin de la mise à la retraite d’office à 65 ans, libéralisation du cumul emploi retraite…)"

    La libéralisation du cumul emploi retraite c'est bien...En revanche, parler d'une retraite d'office à 65 ans, c'est absurde. Les Français travaillent le temps nécessaire...Pour mettre de coté ce qui leur sera nécessaire pour vivre une retraite décente...Chose de plus en plus dure, pouvoir d'achat (merci l'euro !) et baisse des salaires obligent !

    "Aujourd’hui, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) atteint 39 % en France."

    Précision demandée : En comptant le travail à domicile ? La création d'entreprise ?

    Je connais plusieurs personnes qui bossent, qui créent, qui vendent - sur e bay par ex - et qui gagnent donc un petit/grand pécule...Mais qui sont considérés comme "chômeurs" ou "retraités".

    Est ce "l'emploi" des séniors dont il est question, ou de "l'emploi" des séniors "employés" ? Parce qu'il y a une sacrée différence.

    Vous parlez de la Sécu...Mais dans l'histoire, qui donne le mauvais ex ? Sinon l'Etat ? En ce moment, à la Poste - et autres entreprises publiques - les "anciens" sont incités à sortir, soit doucement soit brutalement, via des départs anticipés, que le Gouvernement justifie par le coût supposé de ces fonctionnaires, alors qu'il apparait évident que de tels départs anticipés sont loin de favoriser la Société !

    En effet, l'effort national pour maintenir la Sécurité Sociale en est, de fait, inégalitaire, et donc injuste. Non seulement on prive les citoyens du service de ces "anciens" mais en plus ils doivent payer le désengagement volontaire de l'Etat !

    Et puis qu'entend t on par "emploi" aussi ? Je me suis rendu aux States. Là bas, beaucoup de séniors travaillent. Les jobs ? Caissiers, serveurs, balayeurs. Des emplois souvent mal payés - d'où l'usage très important du pourboire là bas - et peu considérés.

    Pourquoi ces "séniors" travaillent ils ? Parce que la protection sociale n'existe pas...Et qu'ils n'ont pas le même système que la France. Un système capitalistique et non de répartition.

    Les Français payent beaucoup d'impôt pour "s'épargner" de travailler ad vitam eternam. Le Gouvernement a l'intention d'exiger d'eux les deux : payer des impôts conséquents ET travailler plus longtemps. Où est la justice là dedans ?

    4. Sauver les retraites ?

    Qui paye les retraites ? La Sécurité Sociale. Qui doit beaucoup d'argent à la Sécurité Sociale ? L'Etat. Avant d'exiger des citoyens, que l'Etat commence par payer ses dettes à la Sécu. Après on verra. Mais là c'est un peu trop facile : c'est l'Etat qui gère mal, c'est les citoyens qui payent les pots cassés ! Normal ? Non.

    Ensuite, on sait très bien qu'il y a de très larges économies que le Gouvernement ne fait jamais : comment pourrait il "s'offrir" la possibilité de créer des emplois fictifs - via les comités théodules - ou acheter une douche hors de prix à M. SARKOZY sinon ?

    Bref...Oui, sauvons les retraites. Mais pas en pressurant, toujours le même : le citoyen. C'est trop facile !

    Arrêtons aussi d'accuser une soit disant politique de partage du travail - prônée par la commission présidée par M. PRODI - qui n'est pas la première cause des soucis que nous avons. Le vrai problème c'est l'irresponsabilité des "gouvernants". Désolé de le dire...Mais c'est vrai !

    Qui a augmenté les impôts à tel point que les entreprises créent moins d'emplois en France qu'en Angleterre ? L'Etat.

    Qui a créé une usine à gaz nommé bouclier fiscal, qui coûte la peau des fesses, et dont l'efficacité est loin d'être avérée ? Alors que supprimer l'ISF aurait été bien plus intelligent ?

    Qui vote des lois...Sans faire réaliser d'études d'impact préalable ?

    Qui aussi pioche régulièrement dans les retraites du privé pour calfeutrer ses inepties envers les fonctionnaires...Dont les retraites n'ont pas été provisionnées ?

    Qui donne chaque jour le mauvais ex ?

    "FACE À CES MAUVAIS RÉSULTATS, QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ?" Rien.

    "C’est pourquoi la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 a obligé chaque entreprise de plus de 50 salariés à être couverte, à partir du 1er janvier 2010, par un accord de branche ou d’entreprise, ou par un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors. Si les entreprises ne remplissent pas cette obligation, une pénalité de 1 % de la masse salariale est prévue."

    A quoi pense donc le Législateur ? Qui est mis en difficulté ? L'entreprise. Donc le job des salariés ! Alors que, qui est le responsable ? Le chef d'entreprise...Ou le DRH dans certaines sociétés. Au lieu de pénaliser l'entreprise...Punissez les coupables ! Les vrais !

    "Pour élaborer leurs accords, les entreprises sont accompagnées par les services de Xavier DARCOS et de Laurent WAUQUIEZ. Un site internet dédié est à leur disposition www.emploidesseniors.gouv.fr."

    Qui gère et combien coûte ce site ?

    Sachant qu'il s'agit d'une politique - stratégie de Lisbonne - approuvée par les 27, un seul site regroupant des annonces issus des 27, et éventuellement gérer par l'UE, ne serait ce pas mieux ?

    Et pourquoi est ce M.WAUQUIEZ qui gère un tel site...? Pas Mme Lagarde ? Ou encore M. Le Maire ? En concertation avec les Commissaires européens concernés ? Voire aussi les Ministres de Suède, laquelle préside le Conseil Européen, suivie par l'Espagne ?

  • Le problème de l'emploi des séniors n'a rien à voir avec une politique de "partage du travail', c'est essentiellement un problème de mentalité, un peu comme l'emploi homme femme où les différences de salaires entre les deux sexes.

    C'est probablement spécifiquement français, à comparer aux états unis où cette discrimination n'existe pas.

    Mr François Fillon, auteur de la réforme des retraites de 2003 n'a rien fait pour développer l'emploi des séniors alors qu'il ne cessait de parler de l'allongement de la durée du travail dans la logique de l'allongement de la durée de la vie.

    Or si 61 % des gens ne travaillent pas au moment de partir en retraite, retarder l'âge de départ en retraire revient à diminuer les prestation pour 61% des gens.

    Mr Fillon n'a pas pris en compte la lutte contre ce phénomène dans sa loi, alors qu'il s'agit d'un problème de mentalité, parmi les plus longs à se régler exactement comme le problème des différences de salaires homme femme ou de taux d'encadrement par des femmes à des postes élevés et que l'on traine depuis des dizaines d'années.

    Mr Fillon est l'auteur d'une loi baclée, qui ne traite pas le sujet dans sa globalité, et après on dit que les français ne veulent pas des reformes, mais des réformes à l'emporte piece comme celle que veut Mr Fillon personne ne peut en vouloir, ça ne tient pas la route, c'est un travail d'amateur.

    N'importe qui depuis 2003 peut faire ce constat du taux d'emploi des séniors très minoritaire, un enfant de 5 ans peut voir que le raisonnement de l'allongement de la durée cotisation accompagnant la durée de la vie ne tient pas la route si plus de 61 % des gens ne travaillent pas au moment de leur prise de retraite.

    Cela révèle que soit Mr Fillon n'a pas vu cela est il est incompétent, soit il l'a vu et il ne tient pas compte de la situation de 61 % des citoyens et il ne mérite pas d'occuper un poste où l'on administre la population.

  • Bonjour et bravo Mr Tardy pour vos actions
    pour ma part :
    Le webmaster de ce site est au chômage depuis 3 ans, au RSA et attend toujours, au moins des réponses des offres d'emploi auxquelles il a répondu sur faverges, gérée quelques fois par les instances péri---institutionelles locales : Un peu de considération tout de même Messieurs pour ceux qui paient des impôts.

    Le Glaude

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