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Les conséquences de l'assouplissement du permis à points ... c'était écrit !

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Lors de l'examen de la LOPPSI, à l'initiative de parlementaires et contre l'avis du Gouvernement, le délai de récupération des points de permis de conduire a été raccourci.

Cette mesurette qui n'apportait pas grand chose, concrètement, a malheureusement eu l'effet désatreux que l'on pouvait prévoir.

Je l'avais souligné pendant les débats (et j'étais bien seul), le risque était qu'avant même l'entrée en vigueur de la loi, le nombre de tués et de blessés remonte, nombre de conducteurs interprétant cet assouplissement comme un relachement de la politique de sécurité routière initiée depuis 2002 et comme le signal que désormais, on allait pouvoir se lacher.

Les résultats catastrophiques en matière de sécurité, sur les premiers mois de 2011, imposaient une réaction forte, afin de remettre les pendules à l'heure.

Le Premier Ministre vient d'annoncer un train de mesures à la hauteur de l'enjeu, en ciblant le principal problème, la vitesse excessive.

Le grand excès de vitesse va devenir un délit dès la première fois, les panneaux annonçant les radars vont être enlevés (ça va faire mal) et la carte des radars ne sera plus publique (donc plus ou mal indiqués sur les GPS ...).

Mes collègues parlementaires qui ont fait adopter cet assouplissement du permis à point vont devoir assumer l'impopularité de certaines de ces nouvelles dispositions, comme la suppression des panneaux annonçant les radars, qui vont entrainer une augmentation du nombre de PV !

C'est leur irresponsabilité qui a entrainé la nécessité de cette réaction du Gouvernement, absolument indispensable pour remettre la politique de sécurité routière sur de bons rails.

Je ne manquerai pas de le leur dire lors de l'examen de la loi qui sera nécessaire pour que le très grand excès de vitesse deviennent un délit dès la première infraction ...

La encore, j'ai eu raison trop tôt !

Mes précédentes notes à ce sujet :

Réforme du permis a point : arrêtons la démagogie ... explications (17 décembre 2010)

Abstention sur la LOPPSI : juge et permis à point (21 décembre 2010)

Point avec la ligue contre la violente routière (Essor savoyard du 17 mars 2011)

Mon interview sur RMC : éthylotests antidémarrage (17 avril 2011)

 Dauphiné Libéré du 12 mai

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Commentaires

  • Monsieur le députe, je pense tout de même que ces mesures étaient déjà bien prevues depuis longtemps mais il fallait un electro choc pour les mettre en oeuvre.

    Le coup des panneaux des radars ça ne date pas d'aujourd'hui comme projet.

    Une fois de plus on cherche me semble t il a encore plus ponctionner les automobilistes sous couvert de la sécurité routière.

    Pour vous en convaincre. Comment expliquer que beaucoup se radars soient positionnes juste après des ponts ??

    Pourtant je ne suis pas contre des mesures fortes car beaucoup conduisent mal mais la c'est gros quand même.

    Merci pour m'avoir lu et bonne fin de journée.

  • Vous respectez les dangers de la route et la vie d'autrui en suivant la vitesse demandée et vous n'aurez pas de ponction.

    Facile, logique, votre liberté est ultra-protégée : vous pouvez aller où vous voulez.

  • Rappelons quand même que l'amendement en question a été déposé par un sénateur du parti majoritaire, également majoritaire à l'assemblée nationale... paradoxal.

    Les conséquences étaient malheureusement prévisibles, oui. Par contre, la non annonce des radars me paraissait inévitable... la phase d'avertissement est terminée, et tout le monde devrait savoir que les radars fixes existent.

    Qu'en est-il des radars de tronçons, à mon avis plus efficaces et mois accidentogènes ?

    Enfin, attention sur les cartes non publiques... les cartes "sociales", incontrôlables à mon avis, des GPS, restent à la portée d'une majorité d'utilisateurs grâce aux smartphones et GPS connectés.

  • @Mikblogger Je serais tenté de dire qu'il n'y a pas de ponction pour ceux qui respectent les limites de vitesse....

  • M. Tardy, reconnaissez que les manipulations de chiffres ayant été faites vers 2004 sont arrivés au maximum et aboutissent actuellement à des taux de hausse ou de baisse trop important pour être crédibles.

  • N'allez vous pas un peu vite en besogne M. TARDY ?

    J'entends par là, hormis votre intime conviction, qu'est ce qui vous permet d'attester que c'est la "mansuétude" de vos collègues qui serait à l'origine de la remontée des accidents/morts sur les (auto)routes ?

    Comme d'hab, le Gouvernement réagit "à chaud". C'est çà qui n'est pas une "bonne nouvelle".

    Je veux bien croire que la mesurette dénoncée a envoyé un "signe" fort peu incitateur à un respect des règles...Mais peut on tout lui imputer ? J'en doute.

    Pour moi, après je le confesse rien ne l'avère non plus, la hausse pourrait s'expliquer par d'autres phénomènes :

    -le covoiturage : si j'ai bien compris, c'est le nombre de blessés/morts qui est en augmentation. Donc, ne peut on présumer que s'il y a plus d'accidents...C'est peut être aussi parce que le covoiturage (qui a pris de l'ampleur avec la hausse du pétrole) incite à la distraction du chauffeur ?

    -le "beau temps" : nous avons eu des mois très doux. Avril est exceptionnel...Mais mars et février étonnaient déjà par leur température. Si vous avez vu des giboulées, moi pas ! Ceci - si j'en crois les chiffres de l'hotelerie - aurait doper le tourisme (nos amis Allemands notamment venant se faire dorer en France) et les courts séjours en France (pour les métropolitains).

    Sans trop présumer, ne peut on faire l'hypothèse que les Français auront profité des beaux jours pour aller faire un pique nique, aller à la "campagne", etc. ? Bref, auraient parcouru des distances courtes, sur des chemins connus...Et par là même dangereux (la plupart des accidents ne se produisent ils pas à quelques lieux du domicile, et sur des routes parfaitement connues du chauffeur ?)

    Et ne peut on penser, qu'en parallèle, des Allemands (notamment) attirés par notre climat estival...Aient conduit imprudemment sur les routes françaises, habitués qu'ils sont, à franchir sans problème, les limites autorisées ?

    Il y a, aussi, beaucoup de choses qui restent foues, pour le moment :
    -quel est le profil des chauffards ?
    -où se déroule les accidents ? Morts ?
    -à quels horaires ?

    Autant de choses qui peuvent avoir un impact important :

    -près de chez moi, il y a une "prolifération" de jeunes gens, qui tous les samedis, vont ramasser des voitures "tombées du camion" comme on dit dans la région. Ceux ci provoquent des accidents, mais n'ont jamais perdus de points, puisqu'ils n'ont pas le permis, et n'ont jamais eu à payer pour leur faute...Car non solvables ou/et dépourvus d'assurance !

    -le soir, à partir de 17h/17h30 c'est la sortie des bureaux. Autant dans la semaine, cela ne pose pas vraiment de problèmes, même si on sent que les gens sont stressés au volant (par désir de rentrer chez eux)...Autant le vendredi soir le risque d'accidents/morts prend de l'importance, car là c'est à qui gagnera 3 min sur le retour !

    -on sait aussi que beaucoup d'accidents ont lieu aux frontières du pays. Soit que des jeunes Français (ou pas d'ailleurs) franchissent celles ci pour se rendre en Allemagne ou en Belgique...Soit que des étrangers (européens ou pas) viennent chez nous pour faire la fête toute la nuit.

    Bref, je crois qu'avant même de proposer des choses, il faudrait savoir répondre aux questions ci dessus. Surtout que les "sanctions" ne me semblent pas vraiment efficaces.

    *Il est question, dites vous, de ne pas rendre publique la carte des radars. Cela fait un petit moment, maintenant, mais je crois bien que M. RAFFARIN, quand il était Premier Ministre, avait proposé la même chose.

    Et puis...Il a pris conscience du ridicule d'une telle proposition !

    En effet, suite à cette "annonce" que s'est il donc passé ? Et bien, les radios ont sollicité leurs auditeurs. Dès qu'une personne "voyait" un radar (ou s'était fait prendre) elle appelait le standard, et entre 6 h et 9 h, radioscoop (oui c'est la radio que j'écoute) répercutait l'info. Si bien qu'en moins d'une semaine, tout le monde pouvait s'être fait "sa" carte des radars du secteur !

    Dans le même temps, une autre radio, skyrock, avait demandé à ses chroniqueurs de sillonner la région. Pour obtenir une "carte", il suffisait d'appeler la radio, de donner son adresse postale...Et le tour était joué !

    Aujourd'hui, les choses seront encore plus simples. Les auditeurs iront tout simplement poster sur le site de la radio - ou sur celui de automoto - et en moins de 24 h, le Gouvernement, ridiculisé, rendra la carte des radars publique.

    **Il serait, aussi, question d'enlever les panneaux visant à avertir les automobilistes. Pour moi, ce n'est pas une très bonne idée.

    Pour commencer, les radars ont toujours été présenté comme devant servir à rappeler aux conducteurs le respect des limites de vitesse. En enlevant les panneaux, vous transformer l'objectif des radars en "pompe à fric".

    Surtout, vous risquez de favoriser (au début tout au moins) les accidents de la route. Je ne sais pas si vous conduisez beaucoup, moi oui. Et bien à l'approche d'un panneau prévenant qu'il y a un radar, la réaction des automobilistes c'est de freiner. Ce qui est le but de l'opération me direz vous.

    Sauf que jusqu'à maintenant, l'automobiliste freinait "correctement". Il avait le temps, entre le panneau, et le radar, d'effectuer une dérégulation de sa vitesse. Là, vous allez le prendre par surprise...Donc il va piler. Et ceux de derrière, surpris ou affolés, vont l'imiter...Avec le risque que tout ce joli monde se rentre dedans. Pour des voitures, çà passe...Mettez quelques camions, et là vous allez droit dans le mur.

    Pour moi, enlever les panneaux, c'est comme si vous demandiez à un automobiliste de ralentir, sans lui mettre le panneau d'entrée d'agglomération. Comment peut il savoir qu'il y a une commune sans ce panneau ? Doit il rester à 50 km/h tout le temps...Au risque, là encore, d'enerver ceux qui le suivent, lesquels feront une connerie ?

    Si vous voulez que les gens agissent en adulte, sur les routes...Alors agissez intelligemment :

    -demander aux constructeurs d'arrêter de faire des voitures pouvant aller à 200 à l'heure !

    -rendez impossible l'achat d'une voiture, sans présentation du permis de conduire

    -mettez des radars là où il en faut (en ville) et pas là où ils ne servent à rien (sur autoroute ou sur les grandes routes)

    -faites en sorte que toutes les routes françaises soient en bon état : les autoroutes, nous en sommes fiers, sont très bien...Sortez en, et vous verrez de nombreuses routes "locales" où l'on vous annonce qu'il y a "un trou en formation" ! Si vous voulez que les conducteurs conduisent bien, il faut une chaussée qui tienne...La route !

    -apprenez à vos collègues comment gérer la neige. Je connais bien la Haute Savoie et la Savoie. Je n'ai jamais eu de problèmes pour circuler là bas, parce que les gens savent (élus compris) anticiper. Résultat ? Pas de problèmes comment on a pu en avoir à Lyon, avec le bordel que cela a fait.

    -mettez des flics sur la route. Un radar est une machine. On peut toujours tenter de passer outre...Et cela arrive frequemment, si j'en juge par les recours nombreux à un avocat ! Un flic ou mieux un gendarme (dix fois plus poli et professionnel) est bien plus capable de faire respecter l'ordre...Pourvu qu'on le VOIT ! (En Angleterre, les contrôles se font avec un policier bien visible, en France, les policiers se cachent comme des poulets bien gras) En plus, à comparer, un homme coûte moins qu'une machine.

  • A quand de réelles mesures pour enfin punir, en vrac :
    - les dépassements sans clignotants.
    - les rabattements hasardeux a la limite de la collision.
    - ceux qui se collent a votre pare-choc car vous n'allez pas assez vite a leur goût.

    Les comportements dangereux sont légion et piéger les conducteurs n'empêchera pas de nombreux accidents dans lesquels la vitesse est un facteur aggravant mais en aucun cas une cause.

    Encore une fois la réalité de ce que vivent vos concitoyens quotidiennement est ignorée et le gouvernement accouche d'une réponse inadaptée aux enjeux. Si le bon sens et le pragmatisme etaient au Pouvoir ca se saurait...

  • Je n'ai pas encore vu d'étude indiquant un rapport entre le délai de récupération des points et le comportement des automobilistes sans qu'on tienne compte des km parcourus.

    Il y a un rapport évident entre le nombre de kilomètres parcourus et la probabilité pour quelqu'un d'enfreindre une règle, même pour quelqu'un qui essaye vraiment de les respecter.

    Il suffit de voir, lors des stages de récupération de points, le pourcentage de participants qui font plus de 75 000 km par an pour leur profession.

    Donc on pourrait redonner ses points au bout de 3 ans à quelqu'un qui fait 10 000 km/an et il y aurait un problème à ce qu'un professionnel qui a fait 150 000 km en 2 ans sans problème puisse retrouver la sérénité dans son travail.

    Il y a comme ça des questions qui ne sont pas posées.

  • Effectivement, il y a beaucoup de questions à poser. L'utilité des radars par ex...En matière de sécurité routière. Ou plus exactement, l'utilisation des radars, par les autorités publiques : raisons officielles et raisons officieuses.

    Pour moi, on est (très clairement) dans le même mode opératoire que pour la vidéosurveillance. En soi, celle ci est une bonne chose, si elle est bien utilisée : à savoir (comme l'atteste toutes les études faites à ce jour, notamment en Angleterre et en Californie) dans des endroits précis et surtout, en association avec d'autres éléments, tels que l'éclairage public et les tournées de brigades policières ou de gendarmes.
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/11/13/un-rapport-prouve-linefficacite-de-la-videosurveillance/

    Aujourd'hui, nous dépensons des sommes folles dans cet outil – la vidéosurveillance – pour une effficace, en matière de sureté (interne et externe) pour le moins difficile à accréditer ! En témoigne, pour ex, la ville de Nice, qui tient la palme (il me semble) en la matière, et n'en reste pas moins (selon l'observatoire de la délinquance) l'une des dix villes les plus dangereuses de France...!

    Autant dire que, sans renier les aspects positifs du système de vidéosurveillance, on pourrait faire de considérables économies, en évitant le gaspillage d'argent public (c'est étrange comme les seules solutions brandies par les gouvernants se limitent à augmenter les impôts ou diminuer des dépenses sociales. Pourquoi jamais lutter contre le gaspillage ?), simplement en faisant moins d'idéologie, et un peu plus de méthodologie ! Au reste, tout le monde y gagnerait : les élus locaux, qui ne seraient pas contraints de dépenser des milliards pour rien ; les élus nationaux qui pourraient afficher un bilan nettement plus flatteur en matière sécuritaire ; les citoyens qui seraient beaucoup plus sereins ; le Gouvernement qui, grâce aux économies ainsi faites, pourrait avoir des marges de manoeuvre bien plus étendues et prouveraient (entre autres) aux investisseurs (et donc aux agences de notation) que l'incompétence et l'indécence ne sont pas les seules caractéristiques des autorités publiques actuelles.

    Pour les radars, on est dans le même schéma.

    Pour commencer, le nombre de tués sur les routes est en baisse depuis plus de 30 ans : il est passé de quatorze mille en 1973 à cinq mille en 2003. Cette amélioration de la sécurité routière d’année en année est due principalement à l’optimisation de la sécurité dans les véhicules, à la modernisation du réseau routier, à la lutte contre l'alcoolisme au volant, aux campagnes de sensibilisation et à une répression ciblée et mesurée. Les radars ne sont donc pas responsables de ladite baisse, pas plus que leur absence n'explique une hausse du taux de mortalité sur les routes ! Ils contribuent peut être – rien d'avéré en la matière – à la sécurité routière, mais en faire l'alpha et l'oméga d'une politique publique, est pour le moins choquant.

    Ensuite, on ne sait pas – réellement – quelles sont les causes d'accidents. Le Gouvernement nous rabâche qu'il s'agirait de la vitesse, alors que dans un cas sur trois, les juges qui interrogent les personnes responsables d'un accident, obtiennent comme réponses : l'inattention ou le manque de sommeil. Les deux pouvant – au reste – expliquer que la vitesse augmente, puisque le conducteur est soit peu attentif à la route (et donc au compteur) soit passablement endormi, ce qui là encore condamne le motif de vitesse comme cause. La vitesse serait elle alors la conséquence et non la cause ? Si tel est le cas, ne jetons nous pas, dès lors, de l'argent par la fenêtre ?

    Aujourd'hui, aucune étude scientifique française n’établit un lien direct entre vitesse et mortalité routière. On est dans la déclamation, l'affirmation sans preuve...L'intime conviction.

    Sauf que, contrairement à un juge, qui s'appuie sur l'enquête policière, les témoignages et autres preuves, pour prendre une décision...Le Gouvernement, lui, se réfère à une antique étude suédoise, datant des années 80 ! Evidemment, la majorité parlementaire, qui l'approuve en tout (ou presque) va dans le même sens, sans se poser la question de l'intérêt de la mesure. L'étude d'impact concernant les radars n'existe pas ! On se demande bien pourquoi...

    L'hypothèse première pourrait venir du fait que, des parlementaires issus d'une culture chrétienne, ont un penchant sévère pour la Foi, par rapport à la science ! Mais la déchristianisation cultuelle de notre pays – qui paradoxalement ne s'accompagne pas d'une déchristianisation culturelle – ne saurait fournir la seule explication à la panurgérisation des parlementaires, y compris ceux de l'opposition.

    Le deuxième motif à étudier, semble beaucoup plus crédible. En s'acharnant sur la vitesse, tout petit dépassement des limites de vitesse, est alors perçu comme une sorte d'acte criminel envers la Société. Or...93 % des flashs – dixit le Ministère de l'Intérieur lui même – concernent des dépassements de moins de 20 km/h ! Ces dépassements de quelques kilomètres, de la vitesse autorisée, ont ils une incidence sur les accidents ? Oui...Mais dans le sens souhaité par le Gouvernement !

    En effet, selon des études menées en Suisse, en Allemagne, et surtout aux USA, permettre aux conducteurs d’adapter leur vitesse aux conditions de conduite fluidifie le trafic feraient baisser le nombre d’accidents ! C'est si vrai qu'en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Angleterre, toute la politique visant à brider l'automobiliste est entrain de se retourner, petit à petit ! Au profit de la confiance...Envers le conducteur, qui est (c'est heureux) enfin considérer comme un adulte responsable, et pas comme un sujet du Royaume, à traiter sans ménagement !

    Soyons clair : on nous parle de sécurité des routes, mais le seul objectif gouvernemental, comme parlementaire, c'est d'obtenir le plus d'argent possible. De l'aveu même de l'ex Ministre HORTEFEUX, qui a reconnu que policiers et gendarmes avaient des objectifs chiffrés en matière de PV et flash ; de l'aveu des sénateurs, qui rapport après rapport, notent qu'étrangement les sommes dévolues à la sécurité sont affectées au remboursement des intérêts de la dette ou d'autres causes n'ayant absolument rien à voir avec l'Intérieur (rappelons que les lois républicaines prévoient que les sommes perçues par les contrôles policiers doivent être utilisées pour la sécurité !) !

    Actuellement, deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux. Les stats du Gouvernement sur le taux de morts en moins, à proximité des radars, sont erronées, puisque les chiffres sont obtenus en étudiant seulement un radar sur trois ! En avril 2010, le mag Autoplus, en apportait une preuve édifiante ! Pour les plus sceptiques, il suffit d'observer que les 50 radars les plus flasheurs, se trouvent sur...Les autoroutes, réseau le plus sûr du pays !

    Au dela des motifs relatifs au conducteur même, on peut se demander si les accidents – et leur progression – n'aurait pas, aussi, une autre explication...Liée à ce qui précède : à savoir l'utilisation des recettes destinées à la sécurité (des routes) à d'autres fins que celles prévues par la loi.

    En effet, en 2008, un rapport du Sénat tirait la sonnette d’alarme sur l’état de délabrement du réseau routier national, estimant qu’un tiers des routes françaises n’étaient pas entretenues de façon satisfaisante ! Réponse du Gouvernement à ce cri de détresse ? Diminution drastique du budget alloué à l'entretien des routes ! De 424 millions d’euros en 2009, ce budget est passé à 335 millions en 2010, et à 227 millions en 2011. L’argent dédié à la réparation des routes nationales a été presque divisé par deux en seulement deux ans !


    Pourtant, les routes nationales et départementales sont de loin les plus dangereuses, concentrant 74 % de la mortalité routière (soit 15 fois plus que les autoroutes). La priorité en matière de sécurité routière est donc d’améliorer ce type de réseau en lui assurant un entretien régulier et en aménageant les tronçons dangereux.

    Qu'a fait le Gouvernement des sommes qu'il n'a pas utilisé pour parer à la détérioration du réseau routier français ? Des 1,5 milliard d'euros obtenus grâce aux PV ? Il a acheté de nouveaux radars. Pour les mettre où ? Sur autoroute bien sur !

    Car, comme chacun le sait, cela est nécessaire pour favoriser le pactole financier des radars...Pardon, la securité !

    Au fait, juste pour finir, pourquoi s'en prendre à la vitesse, et pas, soyons logique, à l'alcool...qui, il n'y a pas si longtemps, était présenté comme la première cause de mort au volant ?

    Peut être parce que les contrôles de l'alcoolémie se révèlent infiniment moins rentables que les contrôles pour excès de vitesse… Leur taux de dépistage reste en effet désespérément faible : seuls 2% des tests se révèlent positifs ! La lutte contre l'alcool au volant n'est donc pas seulement limitée, elle est aussi très inefficace…

    Un meilleur ciblage nécessiterait une augmentation des contrôles effectués la nuit et le week-end, mais cela coûterait également plus cher à l'Etat… alors que par comparaison, un contrôle de vitesse, c'est facile et ça marche à tous les coups !

    Entre la réduction de la mortalité sur les routes et l'amélioration des finances de l'Etat - mais pas de la gestion desdites finances : les sommes obtenues sont très importantes, mais gaspiller à un rythme irréfrené - le Gouvernement et la majorité ont donc clairement choisi !

    Sous couvert de sécurité routière, le Gouvernement mène une politique du chiffre...Et non de résultat. Un récent rapport parlementaire ne s'inquiétait-il d'ailleurs pas de la baisse de rentabilité financière des radars fixes ?

    Ce choix politique est d'autant plus regrettable que l'ancien ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy avait largement fait campagne sur le thème d'une meilleure répartition des effectifs de police, en insistant sur sa volonté d'utiliser les policiers au bon endroit et au bon moment !

    Paroles, paroles, paroles...

  • Bonjour Lionel,tu avais raison mais maintenant le mal est fait et la reponse du Gouvernement est lamentable.

    Demain avec la suppression des panneéux de signalisation des radars ça va tourner à l'hecatombe car les conducteurs vont appercevoir le radar au dernier moment et vont freiner brutalement.

    Ce qui provoquera des collisions en chaines.La vie à un prix mais la connerie quand on dirige un pays est lamentable.

    Petite anecdode : j'ai plus de 1,5 millions de km au compteur en 55 ans de conduite sans accident corporel;et j'ai eu la desagreable surprise de me voir retirer 4 points pendant 3 ans !!!! pour avoir franchi un feu de signalisation au rouge ou à l'orange !!! ainsi est libéllè le PV. Alors suis-je un dangereur chauffard ?

    Je te laisses à penser la suite Amitiès .NJ

  • Ah que ça fait plaisir de lire autant d'avis éclaires sur le sujet.

    Oui si on respecte les limitations on ne risque rien et en effet quelle chance de pouvoir se déplacer librement. Merci pour ce rappel des évidences ... Quoique je ne suis pas un ROM aussi mais c'est un autre débat ...

    Pour ma part je n'ai jamais eu d'infraction en 20 ans de Permis. Au contraire moi mon problème ce sont plutôt les pv de stationnement... C'est quand ma voiture ne roule pas qu'elle me coûte de l'argent ! Paradoxal mais bon.

    Sur la route je rage de voir des indisciplines faire n'importe quoi en toute impunité: queues de poisson (si si) avec doigts d'honneur, surtout quand je ne suis pas seul, avec ma famille .

    Ainsi cette fois la, sur autoroute a trois voies un dimanche dans le sud, personne et temps très beau. Pourquoi ce c.. Derrière moi me collait au point que je ne distinguais pas sa plaque, et refusait de me doubler quand je l'incitais, le tout a 120 de moyenne.... Et pendant 150km !!

    Pour enfin le voir me doubler a fond, me faire un doigt d'honneur (encore) et sortir a la prochaine .

    Ma famille ne s'est rendue compte de rien heureusement mai j'étais flippe et la j'ai regrette ne pas avoir croise le moindre gendarme, le moindre radar et laisser ce genre d'individus partir comme ça.

    Je pense qu'on a tous nos anecdotes et nos histoires sur le sujet. C'est source inépuisable de discussions et d'échange.

    Mais tout de même je suis parfaitement d'accord avec le fait qu'on transforme le radar fixe en vache a lait plus qu'il ne l'est déjà. C'était écrit. Un panneau est fait pour prévenir un danger et les radars sont théoriquement la pour ça. En faire un jeu de cache cache en interdisant qui plus est les GPS et les détecteurs ne feront pas pencher la balance.

    La meilleure prévention reste le gendarme.

    En Angleterre ils ont des leurres pour faire freiner les gens mais curieusement ils ne raportent rien, peut être la raison pour laquelle nous n'en avons pas.

    En attendant nous ne sommes mas stupides et nous voyons bien la ou on veut nous faire aller.

  • Et oui, c'était inéluctable,tout assouplissement sur le permis à points devait avoir les conséquences que l'on connait maintenant.

    Vous avez été l'un des rares à voir clair.

    Ceci dit, je voudrais apporter une info méconue et pourtant bien réelle. Oui les radars ne sont pas mis dans les endroits dangereux pour la bonne et simple raison que ce n'est pas dans ces endroits la qu'on se tue.

    On se tue en ligne droite(72%) par beau temps( 71%) chaussée en tres bon état (95%) quand on est seul (37%). En résumé la ou tout est simple.

    C'est pour cela que les radars sont placés la ou on croit, à tort, qu'il n'y a pas de problème. Par ailleurs,savez vous que l'argent des radars automatiques sont reversés en partie aux communes et aux conseils généraux concernés pour l'entretien des routes, le reste servant à la maintenance et à l' achat de nouveaux radars car ne l'oubliez pas, nous n'en avons que 2 000 contre 4500 en Grande Bretagne, l'exemple même de la sécurité routière.

    75% des conducteurs francais ont tout leurs points, et sur les 25% restants 95% n'en ont perdus que 1 ou 2.

    Pour les autres, une seule chose reste à faire, accepter de conduire dans la norme. Ce sera tellement mieux pour tout le monde.

  • Bonjour Lionel,
    Je roulais très très vite,avec le téléphone à l'oreille, je fais environ 60 000km par an, je suis obligée de mettre le limitateur de vitesse, je téléphone pratiquement plus.Mais Je suis moins attentionnée à ma conduite.Je me trouve plus dangereuse actuellement
    Si les panneaux ne sont plus là pour indiquer les radars, lorsque le flash se déclenchera il y aura je pense beaucoup d'accidents.
    Dans notre département, le bilan a été lourd, il y a plusieurs jeunes qui sont décédés malheureusement.
    La drogue, l'alcool, le chahut avec les copains et la frime sont la cause de ces drames.
    Bonne journée.
    Michèle Garde

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