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  • La France et l'OTAN (un retour pour quoi faire et à quel prix)

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    Pour peser et influer :

    • Etre présent là où les décisions qui engagent potentiellement la vie de nos soldats sont prises. 
    • L’Alliance atlantique est notre Alliance, elle est historiquement, politiquement, diplomatiquement et militairement un des aspects centraux de notre politique de défense : notre intérêt est donc de participer aux mécanismes de décisions en considérant que l’on pèsera plus à l’intérieur qu’en dehors.
    • Mettre nos actes en conformité avec les faits puisque nous participons de fait à toutes les opérations de l’Alliance

    Pour construire :

    • Développer la défense européenne dans la continuité du travail déjà accompli (développement de structures, de capacités opérationnelles, mise en place d’opérations extérieures, développement d’une doctrine).
    • Participer à la nécessaire rénovation de l’Alliance dans le cadre d’un monde multipolaire.

    Pour garantir notre sécurité en toute indépendance et dans le respect de notre souveraineté.

     

    Pour obtenir un nouveau partage des postes à responsabilité au sein du commandement intégré à la hauteur de notre engagement. Il est actuellement en cours de négociation entre tous les Alliés et ils seront attribués par consensus. Comme l’a rappelé le Secrétaire général de l’OTAN lors de son audition par les Commissions de la Défense et des Affaires étrangères le 12 février 2009 : « ces décisions ne pourraient être prises qu’une fois la décision souveraine de la France formalisée ».

     

    Le vice-président américain Joe BIDEN l’a confirme lors de la conférence sur la sécurité de Munich le 7 février «  Nous comptons que les nouvelles responsabilités de la France reflète sa contribution significative à l’OTAN et qu’elles permettent de renforcer le rôle de l’Europe dans l’Alliance. »

     

    Une année 2009 décisive :

     

    Avril 2009 (3-4) : Sommet de l’OTAN à Strasbourg et Kehl. Ce sommet marquera le 60ème anniversaire de la signature du Traité de l’Atlantique Nord. A Bucarest le Président avait présenté cette réunion ainsi «  …Ce sera le symbole de l’amitié franco-allemande, de la réconciliation européenne et du partenariat transatlantique. Cela viendrait conclure le processus de rénovation de la relation de la France avec l’OTAN ».

  • Installation d'une unité militaire allemande en France

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    Le Président de la République Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel ont confirmé dans une tribune publiée dans le journal Le Monde mercredi 4 février que la France allait « accueillir en permanence sur son sol une unité allemande » de la Brigade franco-allemande (BFA).

     

    Créée en 1989, cette brigade figure parmi les composantes de l’Eurocorps et compte aujourd’hui 2800 militaires allemands et 2300 français, tous stationnés dans le sud-ouest de l’Allemagne. La BFA a pour principale mission de participer à des opérations de maintien de la paix, de rétablissement de la paix ou à caractère humanitaire. Elle a été déployée notamment en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Il s’agit de la seule brigade pouvant s’impliquer directement dans le cadre du Corps européen sans qu’intervienne au préalable l’aval des autorités politiques nationales.

     

    En marge de la conférence sur la sécurité qui se tenait ce samedi 7 février à Munich il a été annoncé que l’unité allemande de cette brigade sera composée de 600 à 700 hommes qui s’installeront dès 2009 à Illkirch, près de Strasbourg.

     

    Le Président Nicolas Sarkozy a souligné que la France serait « heureuse » et « honorée » d’accueillir ce bataillon, parlant d’ « acte  historique » pour l’amitié entre les deux pays.

  • Déclaration, débat et votes sur l'autorisation de la prolongation de l'intervention des forces armées à l'étranger

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    La notion d’opération extérieure (OPEX) est aujourd’hui entrée dans le vocabulaire courant des militaires, mais aussi des citoyens de manière générale qui sont régulièrement informés par voie de presse des actions des troupes françaises sur le théâtre extérieur.

     

    La France est actuellement engagée dans une trentaine d’opérations extérieures à travers le monde. Elle le fait dans différents cadres : sous l’égide de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN ou à titre purement national.

     

    Les principales zones dans lesquelles interviennent nos forces armées sont les suivantes : Balkans (Kosovo, Bosnie), Moyen-Orient (sud-Liban), Afrique (Côte d’Ivoire, Tchad) et Afghanistan où la France participe sous l’égide de l’OTAN à la FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité). Au total près de 12 500 militaires français sont engagés dans le cadre des OPEX.

     

    Depuis la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, l’article 35 de la Constitution prévoit, dans la cadre d’une OPEX qui dure plus de quatre mois, que « le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement ». C'est la deuxième fois que le Parlement est ainsi appelé à se prononcer, après avoir voté la poursuite de l’engagement des troupes françaises en Afghanistan.

     

    Les opérations concernées par le débat et le vote d’aujourd’hui :

    • intervention en République de Côte-d’Ivoire,
    • intervention au Kosovo,
    • intervention au Liban,
    • opération EUFOR au Tchad et en Centre-Afrique,
    • et les opérations Boali (République centrafricaine) et Epervier (Tchad).

    Les OPEX entraînent systématiquement des surcoûts. Ces surcoûts sont essentiellement dus à l’imprévisibilité de ces opérations. Si cette justification est vrai et réelle pour une opération qui survient en cours d’année budgétaire (les crises internationales nécessitant une intervention éventuelle ne sont évidement pas toutes prévisibles : Cf : crise géorgienne, ou crise humanitaire au Congo…), elle l’est beaucoup moins pour des opérations ancrées dans le temps et en cours.

     

    Depuis 2005, la loi de finances prévoit une dotation pour les OPEX de 100 millions d’€ en 2005 (pour 528 millions dépensés) elle connaît une augmentation régulière et elle atteindra 510 millions d’ € pour 2009 soit plus de 60% de la dépense engagée en 2008 (+ de 800 millions d’€).

     

    Téléchargez plus de détails, opération par opération :

     

    Point sur les OPEX.doc

     

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  • 65ème anniversaire de la Déportation à SAINT-EUSTACHE

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    Cérémonie émouvante avec dépôt de gerbe devant la stèle de la Croix Blanche, puis après la messe célébrée par l’Evêque d’Annecy, dépôt de gerbe aux Monuments aux morts.

    Le village de Saint-Eustache est reconnu comme un « village martyr » de la seconde guerre mondiale.

    Cette tragédie est décrite dans un opuscule intitulé La Tragédie de Saint-Eustache (Mairie de Saint-Eustache :

    "Le mercredi 22 décembre 1943, trois soldats allemands, dont un officier, sont tués au Hameau de Lavray. Le moulin de Jean Armataffet, maire de Saint-Eustache, vient d'être le théâtre d'un sanglant affrontement entre le corps franc Simon et les soldats allemands en quête de victuailles. La vengeance ne se fait pas attendre et le 31 décembre 1943, la Wehrmacht, les SS et la Gestapo encerclent à l'aube plusieurs hameaux de la commune, pillent les fermes et arrêtent 28 habitants (plus de 10% de la population) qui sont conduits à l'école "prison" Saint-François à Annecy. Après interrogatoire, 4 seront relâchés, 24 vont connaître les camps de concentration et 4 seulement reviendront en 1945 à Saint-Eustache, où 9 veuves et 33 orphelins espèrent..." Guy Pégatoquet, Michel Folliet et Joseph Tilliet, La tragédie de Saint-Eustache, Mémoire du dernier jour, publié en 2003.

     

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  • Vernissage de l'exposition "Grande guerre : 1914-1918"

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    Cette exposition se tient salle Eugène Verdun à Annecy, jusqu'à mercredi soir.

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  • Projet de loi de Finances pour 2009 : mission "Défense"

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    Poursuite cette semaine, de l’examen de toutes les missions liées au projet de loi de Finances pour 2009. 

    En ce qui concerne la mission « Défense », la priorité va pour cette année à l’équipement de nos forces.

     

    Les récents évènements dramatiques survenus durant l’été sur le théâtre afghan ont de nouveau suscité un débat et un début de polémique sur l’équipement de nos forces armées et ce en dépit des efforts déjà accomplis les années précédentes : les objectifs de la loi de programmation 2003-2008 ont été respectés. 

     

    Ce débat récurent depuis maintenant des années concerne aussi bien l’équipement individuel des hommes sur le terrain que les équipements lourds d’autant que certains programmes connaissent des retards (hélicoptère de transport NH-90 ou l’avion de transport A400M, ce programme compte à ce jour un an de retard) qui nécessitent le maintien en activité de matériel déjà anciens.

     

    Le programme 146 de la mission Défense a pour principal objectif de mettre à la disposition des armées les moyens matériels nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

     

    Ce programme sera doté pour 2009 de 12,214 Mds d’€ de CP en hausse de 7,7% par rapport à 2008 et surtout d’une hausse spectaculaire des autorisations d’engagement (+ 94,5%). Une telle augmentation permet d’envisager auprès des industriels des commandes groupées sur la durée de la loi de programmation 2009-2014. La programmation triennale permet de constater que le niveau des autorisations d’engagement reviendra à des niveaux plus habituels à partir de 2010.

     

    Point sur les principales livraisons prévues en 2009 :

     

    Dans le cadre de l’urgence opérationnelle seront livrés dès le premier semestre 2009, 60 tourelleaux téléopérés pour véhicules de l’avant blindés (appui feu depuis l’intérieur du véhicule). Afin d’assurer la sécurité des convois logistiques 50 cabines blindées pour camions de transports seront livrées ainsi que des moyens de lutte contre les engins explosifs (brouilleurs…).  C’est la réponse immédiate aux difficultés constatées sur le terrain par nos troupes engagées en Afghanistan.

     

    Commandement et maîtrise de l’information :

    • 2 aéronefs C160 Gabriel (recueil du renseignement électromagnétique)
    • 7 pods aéroportés de reconnaissance nouvelle génération
    • 153 stations de communication par satellite SYRACUSE III
    • 1 600 postes radio tactiques de 4ème génération.
    • 45 systèmes d’information et de commandement de la marine (SIC2I)
    • 56 systèmes d’information règlementaires de l’armée de terre (SIR)

    Engagement de combat :

    • 8 hélicoptères d’appui protection Tigre
    • 14 avions Rafale
    • 96 véhicules blindés de combat VBCI
    • 44 véhicules blindés légers (VBL)
    • 34 canons d’artillerie automoteurs (Caesar)
    • 352 armements air-sol modulaires (AASM)
    • 75 torpilles MU90
    • 2749 équipements de fantassin Félin

    Projection mobilité soutien :

    • 132 petits véhicules protégés (PVP)

    Protection sauvegarde :

    • Deuxième frégate antiaérienne Horizon (Chevalier Paul)
    • 3 systèmes sol-air moyenne portée terrestre
    • 128 missiles antiaériens ASTER 15 et 30
    • 30 missiles air-air MICA
  • Le financement des opérations extérieures : un surcoût mieux pris en charge

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    Les principales zones dans lesquelles interviennent nos forces armées sont les suivantes : Balkans (Kosovo, Bosnie), Moyen-Orient (sud-Liban), Afrique (Côte d’Ivoire, Tchad) et Afghanistan où la France participe sous l’égide de l’OTAN à la FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité). Au total près de 12 500  militaires français sont engagés dans le cadre des OPEX.

     

    Les OPEX entraînent systématiquement des surcoûts.

     

    Ces surcoûts sont essentiellement dus à l’imprévisibilité de ces opérations. Si cette justification est vrai et réelle pour une opération qui survient en cours d’année budgétaire (les crises internationales nécessitant une intervention éventuelle ne sont évidement pas toutes prévisibles : Cf : crise géorgienne, ou crise humanitaire au Congo…), elle l’est beaucoup moins pour des opérations ancrées dans le temps et en cours.

     

    Depuis 2005, la loi de finance prévoit une dotation pour les OPEX de 100 millions d’€ en 2005 (pour 528 millions dépensés) elle connaît une augmentation régulière et elle atteindra 510 millions d’ € pour 2009 soit plus de 60% de la dépense engagée en 2008 (+ de 800 millions d’€).

     

    Il faut noter également le rôle accru du Parlement puisque la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 prévoit, dans la cadre d’une OPEX qui dure plus de quatre mois, que « le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement ». Il convient d’aborder la question de l’information des Parlementaires sur les opérations que nous menons à l’étranger et cela en dehors du travail important fourni par la Commission de la Défense.

  • Compte-rendu mission d'information en Afghanistan

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    Sous la présidence de Guy Teissier, Président de la commission de la défense nationale, j'ai assisté en fin d'après-midi à la réunion portant compte-rendu du déplacement en Afghanistan des députés Pierre Lellouche et François Lamy, dans le cadre de leur mission d'information.

    Bien que membre de la commission des affaires économiques, je peux participer aux réunions de la commission de la défense nationale, mais sans droit de vote.

    Guy Teissier a souligné que cette mission en appellera d'autres dans les mois à venir.

    Il a également souligné que le drame du 18 août s'était traduit par :

    • un renforcement des moyens d'écoute
    • la mise à disposition de drônes
    • un 3ème Caracal
    • le mise à disposition d'hélicoptère d'appui Gazelle (mais pas du Tigre) ...

    Intervention de Pierre Lellouche :

    Il a réaffirmé que l'Afghanistan était une OPEX très spéciale, comme la France en a peu connu. et que sa mission s'inscrivait parfaitement dans le cadre de la révision constitutionnelle du 21 juillet : l'article 35 rend les députés co-décisionnaires et co-responsables.

    Leur mission s'est déroulée sur 5 jours du 26 septembre au 2 octobre avec 4 jours consacrés au militaire et 1 jour au politique.

    Après un long récapitulatif sur l'histoire de l'Afghanistan où il a souligné qu'avril 2008 était la date charnière de l'engagement de la France, il a notamment déploré que ce soit une "guerre" à la carte :

    • il y a ceux qui se battent
    • il y a ceux qui ne se battent pas
    • il y ceux qui font semblant

    Il a souligné la dégradation de la situation sécuritaire : de 1500 morts en 2005, on est passé à 6000 morts en 2007 (plus qu'en Irak).

    Depuis l'attaque de l'ambassade indienne, on assiste a une bunkérisation des forces de l'OTAN, avec de moins en moins de patrouilles et donc un lien perdu avec la population afghane (défiance de la population).

    Dans tous les cas, pour Pierre Lellouche, tout est fait pour empêcher que Kaboul soit reprise, mais en aucun cas nous ne réduisons le nombre d'insurgés. Bien au contraire, ils ont de plus en plus l'initiative.

    Pour lui, la solution passe notamment par :

    • le règlement du problème de la drogue et de son trafic, mais également par l'aide économique, dossier non traité (véto du président Karzai et de l'OTAN).
    • par le règlement du problème des zones tribales entre Pakistan et Afghanistan ou plus de 25 millions de pachtouns naviguent.
    • par le dialogue politique avec les talibans modérés et non membres d'Al Qaida.
    • par la reconstruction économique

    Sur la question militaire, il a réaffirmé que seul le commandement central américain avait une vision globale des opérations en Afghanistan.

    Il pense que la zone de Surobi ne bénéficie pas du même environnement technique que la zone Kapissa et a réaffirmé que si nous partons en l'état, dans 3 mois les talibans reprennent Kaboul.

    Intervention de François Lamy :

    Il a confirmé qu'il y a eu plus de 9000 incidents identifiés en 2007 (25 par jour).

    Que les 25000 insurgés ne peuvent pas gagner, mais nous non plus.

    Il s'interroge sur la capacité de l'OTAN à diriger une opération militaire !!!!

    Et enfin que pour les afghans, tous les dommages collatéraux, notamment liées aux opérations Enduring Freedom, déteignent sur leur vision de l'action menée par l'OTAN dans le cadre de la FIAS.

    Il souhaiterait également que l'on soit capable de mieux identifier l'ennemi en analysant davantage les raisons de son engagement : religion, lutte contre l'Occident, traffic de drogue, soutien à Al Qaida ...

    Ont suivi de nombreuses questions des députés, au cours desquelles, à la lumière de l'incident d'il y a 15 jours, j'ai réitéré ma demande d'envoi d'une compagnie supplémentaire en région Kapissa.

    Pierre Lellouche et Guy Teissier sont conscients que ce serait une bonne solution, mais que la saison hivernale arrivant, les accrochages vont se réduire du fait de la rigueur du climat et des difficultés de déplacement sous la neige, et que donc la question de l'envoi d'une compagnie supplémentaire se posera beaucoup plus pour l'été prochain ...

    Le reste de ce compte-rendu a huis clos est confidentiel.

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  • Visite du Ministre de la défense à SEYNOD

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    Visite ce matin d'Hervé Morin, Ministre de la défense et des forces armées, aux chasseurs alpins du 27ème BCA en partance pour l'Afghanistan.

    J'ai fait part sur ce site, à plusieurs reprises, de mes interrogations concernant la chaîne de commandement, les effectifs et les moyens mis à disposition pour cette opération.

    Après un entretien téléphonique, en catastrophe, mercredi soir avec le Ministre de la défense, puis lors des entretiens de ce matin au quartier Tom Morel, j'ai pû rappeler ma position, que je maintiens.

    Bernard Accoyer, également présent, a rappelé au Ministre et au CEMAT que dans la mesure où, depuis la Réforme constitutionnelle votée en juillet, toutes les OPEX (Opérations Extérieures) nécessitent un vote du Parlement, les forces armées et leur Ministre devront remettre complètement à plat leurs relations avec les élus nationaux : le "circulez il n'y a rien à voir" c'est fini. 

    Lors de la présentation dynamique au champ de tir de Sacconges, j'ai souligné au Ministre et au CEMAT toute l'ambiguïté des moyens présentés ... et de leur réel déploiement en Afghanistan. Ainsi, le VHM, véhicule phare de cette présentation, ne sera présent sur place qu'à hauteur de 8 exemplaires ...

    Le Ministre m'a confirmé que l'achat de 130 VHM faisait parti de la loi de programmation militaire, et qu'ils seraient mis en service actif ... en 2011 ...

    J'espère que l'important accrochage qui s'est produit en région Kapissa, ce week-end, région où seront déployés les militaires du 27ème BCA, fera évoluer les choses favorablement.

    Cet accrochage a opposé 300 hommes de la FIAS a une centaines d'insurgés. Lors de cet affrontement de 2 heures, dans la vallée d'Alasaï, où les Français menaient une reconnaissance dans le cadre d'une action coordonnée avec les Américains, un poste de tir de missile Milan et deux missiles sont tombés entre les mains de l'ennemi.

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  • Dauphiné Libéré du 20 octobre 2008

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  • Congrès de l'UDC-AFN à RUMILLY

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    44ème congrès départemental de l'UDC-AFN et autres combats de Haute-Savoie.

    L'association compte plus de 6000 adhérents sur la Haute-Savoie, répartis au sein de 118 sections.

    Plus de 1500 personnes étaient présentes aujourd'hui à Rumilly.

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  • L'armée recrute à ANNECY

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    Après la cérémonie du Souvenir en l'honneur des Sauveteurs Héroïques de la Haute-Savoie, petit détour devant le centre Courier ou l'armée et la gendarmerie font découvrir leurs métiers.

    L'occasion pour les annéciens, et le nouveau directeur de cabinet du Préfet, de découvrir le fameux VHM (Véhicule à Haute Mobilité) dont les chasseurs alpins vont cruellement manquer lors de leur mission en Afghanistan : seulement 8 VHM leurs seront affectés.

    J'ai trouvé le clin d'oeil assez cocasse ... et le silence de la presse locale assourdissant (hors Essor Savoyard) : tout va bien, circulez il n'y a rien à voir (cf le Dauphiné Libéré de ce jour). On est loin d'un journalisme d'investigation, pourtant grattez un peu messieurs, vous verrez vous ne serez pas déçus. On en reparlera dans quelques temps, quand les évènements se précipiteront.

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  • Engagement du 27ème BCA en Afghanistan

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    Les auditions à huis clos sur l’Afghanistan de mardi après-midi et de mercredi (voir mon billet du 16 septembre), ont été particulièrement denses.

    Sans m'étendre sur les informations générales exposées par nos Ministres (Kouchner et Bockel), et sans trahir de secrets, voici un compte-rendu de mon intervention liée à l'engagement en Afghanistan des troupes alpines et notamment du 27ème BCA, et un compte-rendu de quelques-uns des propos du général Georgelin, Chef d'Etat Major des Armées (CEMA).

    Quelques éléments sur la situation :

    • Les troupes françaises présentes sur place se montent à 2885 hommes
    • Il y a 5 commandements en Afghanistan : région Est, Sud, Nord, Ouest et Centre (Kaboul)
    • Les troupes françaises sont présentes dans les régions Centre (Kaboul) et Est
    • 553 soldats du 27ème BCA doivent se rendre sur place, pour 6 mois, fin novembre
    • Les troupes françaises sont engagées sous mandat de l'ONU dans le cadre de la FIAC (Force Internationale d'Assistance et de Sécurité)

    Après avoir déplorer le manque de supports vidéos, indispensables pour animer cette audition (beaucoup de députés étaient perdus entre les sigles, les commandements et la géographie), je suis intervenu concernant la future présence du 27ème BCA au sein du bataillon de Kaboul, la future présence du 27ème BCA au sein du bataillon Kapissa, ainsi que sur les moyens mis à la disposition du 27ème BCA.

    Ces interventions donneront lieu a des questions écrites adressées au Ministre de la Défense, absent des débats pour cause de déplacement en Australie.

    Concernant le bataillon de Kaboul (région Centre) :

    La région Centre est actuellement commandée par un général français.

    Ce général a sous sa responsabilité :

    • Le bataillon français de Kaboul
    • Un bataillon italien
    • Un bataillon turc

    Le bataillon français comprend 769 soldats : 624 sont stationnés à Kaboul et 145 sont stationnés à Surobi (région ou 10 soldats français ont été tués le 18 août).

    C’est à Surobi que 145 des 553 chasseurs du 27ème BCA seront affectés.

    Quel est le problème ?

    La tragédie du 18 août a fait clairement apparaître des problèmes dans la chaîne de commandement, or les 624 soldats stationnés à Kaboul appartiennent au 3ème RPIMA de Carcassonne et au régiment de marche du Tchad, et les 145 soldats stationnés à Surobi appartiennent actuellement au 8ème RPIMA de Castres.

    Il y a donc un réel problème de cohérence, puisque les soldats stationnés à Surobi n’appartiennent pas au même régiment que celui de Kaboul (et  n’ont donc pas l’habitude de travailler ensemble), et seront par conséquent commandés par un officier du régiment de Kaboul.

    Ce qui veut dire que les 145 chasseurs du 27ème BCA, qui seront stationnés à Surobi dès fin novembre, seront commandés par un officier du 8ème RPIMA, alors que la cohérence voudrait qu’ils soient commandés par un officier du 27ème BCA. De plus, quel intérêt de les dissocier de leurs 408 collègues qui eux seront affectés au bataillon Kapissa (région Est), à moins de 40 kms … mais sous un commandement et une région différente … alors que celà fait plusieurs mois qu’ils s’entraînent ensemble.

    Mieux, les dates d’engagement des soldats présents à Kaboul et celles des soldats présents à Surobi étant différentes, les 145 chasseurs du 27ème BCA vont avoir 2 chefs de corps différents en 6 mois. Où est la cohérence ?

    J’ai donc demandé au CEMA (Chef d’Etat Major des Armée) de faire en sorte que les soldats affectés à Surobi soient issus du même régiment que ceux présents à Kaboul (cohérence) ou alors, que les chasseurs alpins affectés à Surobi soient rattachés à la région Est, de façon à ce qu’ils dépendent du bataillon Kapissa ou tous leurs collègues ont été affectés, et dont le bataillon sera dirigé par le colonel Le Nen, chef de corps du 27ème BCA. Celà règle également les problèmes de décalage de date d’engagement (même date).

    Concernant le bataillon de Kapissa (région Est) :

    La région Est est actuellement commandée par un général américain.

    Par contre, le bataillon Kapissa sera commandé par le colonel Le Nen, chef de corps du 27ème BCA.

    Ce bataillon va se répartir sur 2 bases (FOB) : Nijrab et Tagab.

    Le colonel Le Nen aura sous sa responsabilité un total de 628 chasseurs alpins :

    • 408 chasseurs alpins issus du 27ème BCA
    • 200 chasseurs alpins issus de la BIM (Brigade d’Infanterie de Montagne)

    Quel est le problème ?

    Cette région est la plus chaude actuellement (propos du général Benoît Puga).

    On sait que les insurgés tendent des embuscades par groupes de 10 ou 15, que nos blindés actuels sont peu adaptés au terrain difficile et que donc, beaucoup de reconnaissances devront se faire à pied.

    Or sur les 628 chasseurs du bataillon Kapisa, seule la moitié soit 286 hommes, sont réellement disponibles pour des opérations (fantassins). L’autre moitié est affectée à d’autres tâches.

    Donc au total, sur 6 sections de combats présentes (sur 2 sites), seules 2 pourront manœuvrer simultanément, car les 4 autres seront affectées à la garde des bases (x2) et en stand-by alerte (x2).

    C’est insuffisant pour occuper le terrain et éviter d’être d’un seul coup en infériorité numérique lors de combats, comme ce fût le cas le 18 août (une section de combat = 30 soldats).

    Quand on sait également que la première base du bataillon Kapissa (Nijrab) est située à 105 kms de Kaboul (soit 3 heures de route), cela pose problème en cas d’accrochage de grande envergure, le soutien aérien américain ne pouvant pas tout régler. Il faut donc plus de troupes pour occuper le terrain.

    Concernant les moyens mis à disposition du 27ème BCA :

    Si cet isolement était compensé par les moyens mis à disposition, et notamment une artillerie sol/sol adaptée, ce serait parfait, or qu’en est-il ?

    Pour se défendre, les bases de Nijran et Tagab disposent chacunes de 2 mortiers fixes de 120 mm dont la portée est de 30 kms, alors que le thêatre d’opération est d’environ 45 kms sur 60 kms.

    J’ai donc demandé au CEMA s’il était possible d’affecter au bataillon Kapissa des canons de 155 mm de type Cesar (portée de 45 kms) ou des canons de type 155 TRF1.

    De même, j’ai demandé au CEMA si l’armée française comptait déployer des hélicoptères d’appui au sol Tigre.

    Enfin, le bataillon Kapissa est doté de VAB et d’AMX 10 RC. Or ces véhicules sont peu adaptés au terrain en dehors des pistes principales. Le véhicule le plus adapté est le VHM (Véhicule à Haute Mobilité) dont seuls les chasseurs alpins sont dotés. Or sur 11 VHM diponibles au sein de l’armée de Terre, seuls 8 vont être déployés sur site (4 par base). C’est insuffisant, surtout qu’en saison d’hiver (ce qui sera le cas dès l’arrivée sur place des chasseurs alpins), ce sont les seuls véhicules utilisables car équipés de chenillettes (c’est dans un VHM que Nicolas Sarkozy s’est rendu au plateau des Glières ce printemps, son hélicoptère étant cloué au sol du fait des conditions météo).

    Quand au VAB, j’ai demandé au CEMA s’il était envisagé de rendre sa tourelle téléopérée de façon à ne pas pas exposer son utilisateur au tir de snipers.

    J’ai également interrogé le CEMA sur l’utilisation de drones, sachant que l’armée de Terre n’en dispose pas.

    Beaucoup de questions donc qu’il vaut mieux se poser avant qu’après, dans la mesure ou comme l’a souligné Guy Teissier, Président de la Commission Défense de l’Assemblée, nous nous devons d’offrir les meilleurs moyens et les meilleures conditions de sécurité à nos soldats.

    Je n’ai pas pu (pour des raisons de temps) aborder la question de la fermeture du CNAM de Briançon (Centre National d’Aguerissement en Montagne).

    Or a la lumière des évènements récents et des risques géopolitiques en Afghanistan, Pakistan, Iran et Géorgie (toutes des régions montagneuses), on peut réellement se reposer la question de la pertinence de sa fermeture.

    C’est le seul centre européen du genre (ou d’ailleurs le 27ème BCA va se rendre du 22 septembre au 3 octobre), par lequel devrait passer toutes les troupes qui se rendent en Afghanistan, de façon a ce quelles puissent se familiariser avec le milieu de la montagne, ce qui n’est pas le cas des troupes engagées actuellement.

    Article du POINT (envoyé par internaute) qui reprend le sujet (cliquez ci-dessous) :

    271682

    Sur l’intervention du CEMA :

    Le général Georgelin a rappelé que les USA représentent 38% des troupes présentent en Afghanistan, ce qui leur donne un certain poids.

    Il a souligné que beaucoup de questions posées par les députés relevaient du politique et n’étaient donc pas de son ressort (la politique préside au militaire).

    Il a bien précisé que la France faisait partie d’une coalition, la FIAS (organisation supra nationale), avec toutes ses contraintes, ce qui conduit dans bien des cas a un déficit de conduite stratégique.

    Il a souligné toute l’hypocrisise concernant la culture de la drogue qui sert a financer les insurgés à hauteur de 3 milliards de dollars par an, et sur laquelle le gouvernement afghan, corrompu, ferme les yeux.

    C’est l’un des principaux problème que doit résoudre le gouvernement afghan, la FIAS n’étant pas mandatée pour intervenir (car beaucoup de ses membres ne veulent pas se mettre la population à dos).

    Enfin, il a souligné la qualité de la propagande des insurgés qui n’hésitent pas, eux-mêmes, à tuer des civils et a faire passer ces exécutions pour des dommages collatéraux des alliés.

    En ce qui concerne les moyens mis en place, il a indiqué que c’était l’un des problèmes de la coalition, et que les décisions étaient prises à Mons (en Belgique) : on raisonne en approche globale, chaque pays apportant des moyens qui sont ensuite répartis sur zone.

    Le problème est également que beaucoup de pays engagés au sein de la FIAS ont émis des caveats, c'est-à-dire des règles d’engagement, qui nuisent à la bonne utilisation des moyens humains et matériels (exemple : les allemands limitent l’engagement leurs avions à la région Nord …). Il y en tout 83 caveats. La France n’a aucun caveat.

    En ce qui concerne l’appui, il a reconnu un manque d’hélicoptères dans la mesure ou la mobilité tactique est un facteur important de succès.

    Pour ce qui est du soutien aérien, des A10 américains tournent en permanence dans le ciel afghan, mais ont parfois, comme c’était le cas le 18 août, plus de 50 opérations à gérer en simultané.

    Enfin, en ce qui concerne le renseignement, deux solutions : soit on reste cantonné dans les bases (FOB), soit on en sort, et on s’expose, ce qui necessite effectivement des moyens (d’où mon questionnement).

    Il a terminé en souligant qu’une durée d’engagement de plus de 6 mois serait le meilleur moyen de tisser de réels liens avec la population et de faire du vrai renseignement.

    Voilà brièvement résumé, le contenu de cette audition, sans encore une fois trahir de secret.

    P1100026.JPG
    Photos de VAB, AMX 10 RC et d'un VHM du 27ème BCA en manoeuvre sur le site des Papeteries à Cran-Gevrier :
    vab_renault_voa_artillery_observation_wheeled_armoured_vehicle_640.jpg
    amx10rc_cat4g-s.jpg
    P1020472.JPG
    Le VHM version civile en action :
  • Réunion sur l'Afghanistan

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    Réunion extraordinaire du groupe UMP cet après-midi, consacré à la présence de nos forces armées en Afghanistan.

    Cette réunion, sera présidée par :

    • Guy Tessier : Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée
    • Axel Poniatowski : Président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée

    Seront auditionnés :

    • Bernard Kouchner : Ministre des Affaires étrangères
    • Jean-Marie Bockel : Secrétaire d'Etat chargé de la Défense
    • Général Jean-Louis Georgelin : Chef d'Etat-Major des Armées (CEMA) => une première sous la 5ème République
    • Eric Chevallier : Conseiller spécial auprès du Ministre des Affaires etrangères
    • Philippe Errera : Conseiller chargé des affaires stratégiques auprès du Ministre des Affaires étrangères

    Je vais poser des questions très précises sur les conditions d'engagement du 27eme BCA, qui sera sur place dès le mois de décembre pour 6 mois.

    Compte-rendu de cette réunion jeudi après-midi sur le site.

    Demain, audition du Général Benoît Puga, Directeur du renseignement militaire, ancien chef des opérations à l'Etat-major des armées, auteur au lendemain de l'embuscade meurtrière qui a coûté la vie à 10 de nos soldats du fameux "la mission est réussie, les talibans ont pris une sacrée raclée" ...

  • Dauphiné libéré du 13 septembre 2008

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